Salon des maires : le soir, ils tombent l'écharpe !

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Salon des maires : le soir, ils tombent l'écharpe !
Salon des maires : le soir, ils tombent l'écharpe !

Mardi soir, la météo a joué un mauvais tour à quelques dizaines de maires de la Loire. Leur dîner-croisière sur la Seine a tourné court à cause de la crue. « La péniche est restée à quai, elle n’aurait jamais pu passer les ponts », raconte Dominique Mayère, le premier magistrat de Bully (400 habitants), qui avait déboursé 85 € pour cette soirée organisée par l’Association départementale des maires. Hier soir, tous espéraient se rattraper au Théâtre des 2 Anes, une valeur sûre à leurs yeux : « On y avait déjà été l’année dernière. Ils se paient les politiques, de droite comme de gauche, c’est très drôle », salive d’avance Yves Durand, maire de Saint-Haon-le-Châtel. Mais « attention, tout le monde paie sa part : 41 € le spectacle, plus les moules-frites au restau », insiste-t-il.

 

Comme les 8 000 élus accueillis depuis mardi (et jusqu’à ce soir) au 99e congrès des maires de France, à Paris, Yves Durand est d’abord venu « bosser ». « On passe des heures au salon à écouter des conférences ou à chercher des équipements, insiste-til. Heureusement que le soir, on peut se détendre un peu. » Un peu seulement ? « C’est vrai que certains ne sont ici que pour faire la bringue, mais c’est plus rare. On ne vit plus la même époque », observe le maire, depuis vingt et un ans, de Graveson (Bouches-du-Rhône), Michel Pécout.

 

Tous les élus ne sont pas logés à la même enseigne dans la capitale. Les maires des villes importantes ou les présidents de communautés de communes croulent sous les invitations, notamment par les grands groupes du BTP ou de l’énergie. « Ils sont bien choyés, parfois ça frôle le conflit d’intérêts », s’étonne Laurent Sabatier, conseiller municipal de Saint- Cricq, dans le Gers. Pour cet agriculteur de 44 ans au look soigné, le bonheur est autant dans le pré qu’à Paris, qu’il connaît bien pour y avoir vécu onze ans. Hier, il trimballait des ...

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