SALON-Brexit-Pas d'impact à court terme sur la défense-Dassault/Thales

le
0
    FARNBOROUGH, Grande-Bretagne, 11 juillet (Reuters) - Le 
Brexit ne devrait pas modifier les relations franco-britanniques 
dans la défense à court terme, ont déclaré lundi à Reuters les 
PDG de Dassault Aviation  AVMD.PA  et Thales  TCFP.PA , deux 
groupes qui coopèrent étroitement avec le Royaume-Uni.  
    "Les accords bilatéraux continuent, nos coopérations 
continuent", a résumé Patrice Caine, PDG de l'équipementier 
Thales lors du salon aéronautique qui se tient à Farnborough, 
près de Londres, jusqu'à dimanche. 
    Le Royaume-Uni, toutes activités confondues, est le deuxième 
marché de Thales après la France, avec 10% de son chiffre 
d'affaires et 2,226 milliards d'euros de prises de commandes en 
2015. 
    "Pour l'instant, on ne voit pas de conséquences à court 
terme", a ajouté Patrice Caine au sujet de l'activité de Thales 
au Royaume-Uni. 
    Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, premier 
actionnaire industriel de Thales, a souligné, lui, que le traité 
de Lancaster House, signé en 2010 par la France et le 
Royaume-Uni, assurait la continuité de la coopération entre les 
deux principales puissances militaires en Europe. 
    "Nous ne savons pas encore quelles vont être les nouvelles 
relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne", a-t-il 
expliqué. "Cela va prendre des mois, peut-être même des années, 
pour savoir vraiment quel sera ce nouvel équilibre". 
    Dassault Aviation coopère avec le britannique BAE Systems 
 BAES.L  dans les drones.   
    Le chef des approvisionnements en armements du Pentagone a 
estimé de son côté que le Brexit ne changerait fondamentalement 
ni les liens du Royaume-Uni avec l'armée américaine, ni les 
contrats commerciaux militaires. 
    Le sous-secrétaire à la Défense américaine Frank Kendall a 
cependant dit espérer que le référendum du 23 juin n'aurait pas 
d'impact sur les besoins en équipements militaires du 
Royaume-Uni, destiné à rester un partenaire-clé de l'Otan. 
    Les groupes américains d'armement, dont la plupart ont des 
bureaux à Londres, surveillent de près le déroulement du Brexit, 
certains d'entre eux envisageant de s'installer ailleurs en 
Europe. 
 
 (Cyril Altmeyer, avec Andrea Shalal, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant