Sale été pour les légumes, les fruits et les consommateurs

le , mis à jour à 08:06
16
Sale été pour les légumes, les fruits et les consommateurs
Sale été pour les légumes, les fruits et les consommateurs

Les astres étaient mal alignés depuis le début. Hiver trop doux, printemps trop froid, manque de soleil puis excès de chaleur, parasites... et enfin une météo qui freine la consommation : pour les fruits et légumes d'été, 2016 restera comme une année morose. Les producteurs s'inquiètent déjà et les consommateurs trouvent la facture souvent salée pour des produits pas toujours au top de la qualité. Détail.

 

Catastrophe pour l'abricot

 

« La récolte d'abricots a chuté, spécialement la variété bergeron qui représente 50 % de notre production. Elle a dévissé de... 70 % ! » rapporte Bruno Darnaud, président de l'Association des producteurs de pêches et abricots. La production toutes variétés confondues a chuté, elle, de 30 %. D'où des prix parfois dissuasifs. « On réfléchit, dit-il, à implanter une variété compatible avec le changement climatique. »

 

Inquiétude sur la pêche

 

« Avec l'hiver très doux, les arbres ne se sont pas reposés, puis il a gelé, la floraison des pêchers a été longue et a produit souvent de petits fruits », détaille Thierry Meynier, de Salinelles (Gard). La coopérative Conserve-Gard qu'il préside à Nîmes est pourtant chargée d'alimenter l'usine St Mamet voisine en produits de haute qualité pour les transformer en fruits au sirop. « Je redoute maintenant une chute de production de 25 % sur notre verger coopératif, alors que nos coûts de ramassage ont augmenté », résume-t-il. Selon Agreste, le service des statistiques du ministère de l'Agriculture, le chiffre d'affaires de la pêche va reculer de 29 % en 2016.

 

Le prix de la tomate flambe

 

Malgré une production en hausse de 3 %, le prix de la tomate s'envole. Motif : « La météo n'a pas poussé à la consommation quand les étals se sont remplis, début juillet. Ensuite, les tomates sont devenues plus rares et les clients en voulaient ! » décrypte Laurent Bergé, président de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jmlhomme il y a 11 mois

    Les bons produits c'est comme les chercheurs trouveurs on les cherche. AH des tomates ou des chercheurs on en trouve.... à bons prix meme quand ils ne valent rien.

  • ECP1988 il y a 11 mois

    De même qu'on peut taxer un bar sur la base de ce qu'il achète, on pet taxer un particulier sur la base des semences si il est obligé de les acheter plut que de les produire ou échanger. La ploutocratie européenne tient à ce que les poules restent bien captives dans le poulailler "libre" à la merci du renard libre.

  • ECP1988 il y a 11 mois

    @ Chanomar : si les particuliers s'associent entre eux pour auto-produire avec la main d'oeuvre bénévole de ceux d'entre eux qui sont sans emploi ils cesseront de payer pour la partie de l'alimentation ainsi produite et consommée hors marché donc hors de la visibilité permettant de taxer leur alimentation. Or toute la nomenklatura parasitaire européenne vit grassement de l'impôt sur les peuples.

  • Garasixt il y a 11 mois

    Très bon pour les commerçants et surtout les grandes surfaces car 2016 sera une année de référence pour les prix. Même si les récoltes de nos prochaines années sont bonnes les prix de cette mauvaise année seront maintenus voire augmentés. Tant pis pour les consommateurs.

  • CHANOMAR il y a 11 mois

    ne vous inquiétez pas particulier bientôt une nouvelle loi Européen Avoir un potager pourrait incessamment sous peu devenir un acte criminel. Un projet de loi proposé par la Commission européenne souhaite que la pousse, la reproduction ou la vente de semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales) deviennent illégales.

  • bearnhar il y a 11 mois

    Un fruit qui a vu le frigo ne murit plus jamais comme il le devrait, c'est comme un Camembert, c'est mort.

  • bearnhar il y a 11 mois

    Trop tard, des milliards de CICE ont été donnés à ceux qui en avaient le moins besoin, grande distrib' , banques, etc...Si les 40 milliards avaient été exclusivement orientés vers les petits, de plus ce sont eux qui créent au moins 80% de l'emploi, nous n'en serions pas là, mais comme d'hab', c'est trop tard, l'argent a été englouti, dillapidé, du moins en grosse partie.

  • dan197 il y a 11 mois

    Tous les arguments sont bons, pour la valse des prix, c'est pas nouveau, vous goûtez chaque jour le fruit malhonnête !!!

  • M3039634 il y a 11 mois

    Le Gouvernement va bien entendu réagir en augmentant les taxes, coûts de ramassage et autres charges sociales. La réduction inévitable des productions nationales sera compensée par l'augmentation des importations de mauvaise qualité en provenance d'Espagne et d'Allemagne !

  • s.thual il y a 11 mois

    Et en plus on vous les vend à la livre ou par x kg pour noyer le poisson, mais tant que les gens ne rapporteront pas le prix en france, ,,21fr un camembert lambda.50fr un kg de cerises 210fr le kg de saumon d élevage frais..30 fr le kg de tomates sans goût etc,etc, et on achère quand même, ,,cherchet l erreur...le blé est en hausse,,,en france alors qu on en regorge en Europe et à l international.il baisse mais nos boulangers ont toujours une bonne raison pour augmenter la baguette...1.10eu 7fr.