Salarié d'une usine... fermée depuis quinze mois

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Salarié d'une usine... fermée depuis quinze mois
Salarié d'une usine... fermée depuis quinze mois

Serge Roudaut, 59 ans, est salarié de l'usine dans laquelle il travaille depuis trente-cinq ans. Rien de plus banal. Ce qui l'est moins, c'est que le site brestois de Jabil Circuit, entreprise américaine spécialisée dans la conception et la fabrication de circuits électroniques, a fermé ses portes le 1er octobre 2015 ! Actuellement « en dispense d'activité », cet ancien informaticien et gérant de production, aussi délégué syndical FO et secrétaire du comité d'entreprise, est donc payé à rester chez lui.

 

Pour comprendre cette situation ubuesque, il faut remonter quelques années en arrière. Créée début 1970 par Ericsson, l'entreprise est passée successivement sous la direction de Thomson, Alcatel, puis de Jabil en 2002. « Quand je suis arrivé en 1982, il y avait 680 salariés, explique Serge Roudaut. On est presque monté à 1 000 avant l'arrivée de Jabil. »

 

Il ne peut même plus se rendre sur le site... vendu il y a quinze jours

 

Mais ensuite la situation se dégrade, les plans sociaux se succèdent jusqu'au coup de grâce : début 2015, son principal client et ancien propriétaire, Alcatel, arrête brutalement son contrat de sous-traitance. Les 75 derniers salariés sont voués à partir. 56 ont été licenciés en octobre 2015, au moment de la cessation d'activité. « En 2016, seuls restaient dix cadres, qui devaient terminer les opérations de fermeture et boucler les comptes, poursuit Serge Roudaut. Et puis nous, les neuf élus du personnel. » Tous sont donc partis, sauf Serge qui a trouvé des failles dans sa procédure de licenciement. Des vices de procédure par deux fois retenus par l'inspection du travail puis le ministère.

 

Ironie de l'histoire, Serge ne peut plus se rendre sur le site puisque le terrain et les bâtiments ont été revendus il y a quinze jours à une entreprise locale, Atlantique de Logistique et Transport. Pour l'heure, il continue de défendre les droits de ses anciens ...

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  • geocor il y a 10 mois

    9 élus du personnels intouchables sur 19 salariés. Cette entreprise n'avait plus aucune chance.