Salaires : les entreprises serrent la vis et la grogne monte

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Salaires : les entreprises serrent la vis et la grogne monte
Salaires : les entreprises serrent la vis et la grogne monte

Des routiers en colère, des salariés mobilisés chez Vinci, Thales, ADP, Carrefour Market ou encore chez Tang frères : la grogne sociale  est palpable à l'issue  des négociations annuelles  sur les salaires. Cette année encore, les entreprises ont décidé de serrer la vis.

Sans grande surprise, car  les perspectives salariales s'annonçaient plutôt maussades. Les cabinets spécialisés (Aon Hewitt, Deloitte ou encore Hay group) avaient annoncé  la couleur dès la fin de l'automne dernier : une nouvelle année morose en 2015 avec des hausses globales (générales et individuelles) de l'ordre de 2%, c'est-à-dire loin, très loin  des niveaux avant la crise de 2008 (3,2%-3,4%). Depuis, ils ont même revu ces prévisions à la baisse : de -0,1 à -0,2%, selon Deloitte, de -0,3% selon Aon Hewitt.

Plus l'inflation est basse, plus les augmentations rapportent. Les arguments, côté patronal, sont bien évidemment économiques : «On a une inflation qui est à zéro et un Smic qui a été augmenté de 0,8% (au 1er janvier). Et dans l'esprit des négociateurs,  on est calé sur ces données-là, dans un contexte  qui n'est quand même pas flamboyant. Donc, c'est vrai qu'on a assez peu de choses à proposer», fait valoir à l'AFP Jean-Paul Charlez, président de l'Association nationale des directeurs de ressources humaines (Andrh). «Les budgets d'augmentation des entreprises étant plus ou moins calqués sur l'inflation, ils sont fortement revus à la baisse», confirme Philippe Burger, chez Deloitte. Mais, côté patronal, on relève aussi une dimension psychologique : «Les gens ne se rendent pas compte qu'avec une inflation à 0,5%, le fait d'avoir 1,5% d'augmentation est aussi intéressant que d'avoir 4% d'augmentation dans un contexte d'inflation à 3%.»

Modération salariale depuis cinq ans.  Du coup, entre les arguments des entreprises  et les attentes des salariés ou des organisations syndicales c'est bien évidemment le dialogue de ...

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  • p.cuquel le jeudi 5 mar 2015 à 12:29

    que les salaires montent ou baissent n'est pas le problème : il faut surtout que ceux qui travaillent puissent vivre de leur travail et qu'accessoirement lorsqu'on on vieillit on est sensé se bonifier acquérir de l’expérience et donc être plus efficace... ce qui devrait accroitre le rendement et donc générer des bénéfices pour les entreprises et pour les salariés.

  • M5135837 le jeudi 5 mar 2015 à 12:07

    La France est le seul pays où les salaires augmentent quand il y a un tel niveau de chômage. Les salariés protégés en CDI et/ou fonctionnaires se rendent ils compte que les hausses de salaires alimentent le chômage en détruisant la compétitivité? Cela est particulièrement aigu dans les transports routiers et les services peu qualifiés où la concurrence est rude.