Salaires des enseignants : la grande inégalité

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Un enseignant touche en moyenne 35 400 euros brut annuel. Un chiffre qui cache d'importants écarts.
Un enseignant touche en moyenne 35 400 euros brut annuel. Un chiffre qui cache d'importants écarts.

On croit la fonction publique rigide et on pense que les enseignants ont l'égalité chevillée au corps. Un rapport vient bousculer ces idées reçues en mettant en lumière les très fortes disparités qui règnent parmi les quelque 750 000 enseignants du secteur public. Près de 65 000 euros par an séparent le salaire le plus bas d'un professeur des écoles de la rémunération la plus élevée d'un professeur de chaire supérieure ! Des écarts qui s'expliquent par les niveaux d'enseignement et les différents corps, mais pas seulement. Ils se ressentent à l'intérieur même de ces corps, et l'ancienneté représente un avantage décisif.

Concernant les salaires bruts, la moyenne annuelle des titulaires du secteur public s'élève à 35 400 euros, les primes correspondant à 10,6 % du total. Mais dans le détail, cette moyenne ne correspond pas à grand-chose. Ainsi, le premier degré, c'est-à-dire le primaire, souffre d'une différence dans les traitements très importante : les rémunérations du personnel enseignant du second degré (39 200 euros, dont 14,6 % de primes) dépassent celles du premier (31 280, dont seulement 5 % de primes).Le primaire parent pauvre

Parmi les trois corps d'enseignants ayant les plus bas salaires, l'enseignement du premier degré truste les deux plus basses marches du podium. En effet, c'est d'abord les instituteurs qui sont les moins rémunérés avec une moyenne brute de 29 835 euros, 6 800 euros séparant les 10 %...

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  • mfouche2 le vendredi 9 mai 2014 à 14:23

    il ne me semble pas complètement dé.co.na.nt que les salaires des enseignants du secondaire soient supérieurs à ceux du primaire, idem pour les enseignants du supérieur dont les salaires devraient en toute logique être supérieurs à ceux du secondaire. Enjeux et compétences requises ne sont pas du tout les mêmes

  • sidelcr le vendredi 9 mai 2014 à 11:29

    S'ils ne sont pas contents , qu'ils changent de métier , tjrs les privilégiés qui pleurent .Profs de sport pas assez payés pour donner un ballon aux gosses ! on rêve !

  • nebraska le vendredi 9 mai 2014 à 11:25

    Les cours et meme les "blagounettes" se trouvant à 100% dans les polycop.

  • nebraska le vendredi 9 mai 2014 à 11:24

    Fort décalage avec les "enseignant" en université travaillant 8H00 semaine et qui "conseillent" à leurs élèves d'acheter les polycopiés de l'année auprès du photocop. du coin en prenant un abonnement annuel. P.S : c'est du vécu

  • M78543 le vendredi 9 mai 2014 à 10:16

    on se souvient de Luc Ferry , profeseur à la sorbonne , 84 H /an = 4000 euros net mois........................

  • c.monti1 le vendredi 9 mai 2014 à 09:53

    ramenez le au salaire horaire, obligez les enseignants à faire les préparations et les corrigés au sein de l’établissement en restant disponible pour les eleves. comptabilisez les logements d'états.Pas beaucoup de démissions, beaucoup d'absenteisme, enormement politisé et flagrant décalage entre moyens et resultats.

  • dhote le vendredi 9 mai 2014 à 09:49

    M3493130 je ne suis pas enseignant mais je suis de votre avis.

  • M3493130 le jeudi 8 mai 2014 à 19:48

    Cet article montre la méconnaissance du corps professoral. Le prof titulaire d'une chaire ne peut être comparé à l'instituteur actuel qui fait encore des fautes d'orthographe! Une thèse, l'habilitation, les publications et la recherche. L'agrégation ce n'est pas à la portée de tous les enseignants, les classes prépa, prof principal etc. ce n'est pas pour tout le monde : il faut des compétences et cela se paie en primes...Voilà!

  • jfvl le jeudi 8 mai 2014 à 18:40

    Ramené à l'heure de présence en classe les instituteurs sont encore plus défavorisés.

  • M9941825 le jeudi 8 mai 2014 à 16:52

    Mon instituteur disait toujours qu'il ne fallait pas mélanger les torchons avec les serviettes