Salah Abdeslam va être transféré en France

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 (Actualisé avec ministre français de la Justice) 
    BRUXELLES, 31 mars (Reuters) - La justice belge a autorisé 
jeudi la remise à la France de Salah Abdeslam, dernier rescapé 
présumé des commandos des attentats du 13 novembre, qui s'est 
dit prêt à "collaborer" avec les enquêteurs français. 
    Selon Jean-Jacques Urvoas, ministre français de la Justice, 
il pourrait être transféré dans les dix jours.  
    "En vertu de la loi belge, le consentement du suspect de se 
rendre à la Justice française est désormais irrévocable. Ainsi, 
la procédure devient courte ; sauf circonstance exceptionnelle, 
la remise interviendra dans un délai de dix jours", déclare le 
ministre dans un communiqué, en précisant que la date dépendra 
des autorités judiciaires.  
    "Cette décision traduit la qualité des échanges et de la 
coopération entre la France et la Belgique dans l'enquête sur 
les attentats de Paris et Saint-Denis", ajoute le ministre. 
    Me Cédric Moisse, l'un des avocats de Salah Abdeslam, avait 
auparavant déclaré à la presse que son transfert en France 
pourrait intervenir "très vite". 
    Cette décision, attendue, de la chambre du conseil de la 
Cour d'appel de Bruxelles a été rendue à la suite d'une audience 
à la prison de Bruges où le djihadiste est incarcéré depuis son 
interpellation, le 18 mars à Bruxelles. 
    Le procureur fédéral s'est rendu sur place en vue de 
l'exécution du mandat d'arrêt européen émis par la France. 
    Salah Abdeslam, 26 ans, a été entendu le 19 mars, puis après 
les attentats du 22 mars à Bruxelles, et s'est peu livré lors 
des auditions. Ce Français d'origine marocaine est soupçonné 
d'avoir été une cheville ouvrière des attentats de Paris et 
Saint-Denis, qui ont fait 130 morts. 
    Il s'était d'abord opposé à son transfert en France avant de 
changer de stratégie le 24 mars, demandant à regagner la France 
pour "s'y expliquer". 
    "Je ne voudrais pas qu'il se referme (...) S'il se 
refermait, ça nous mettrait encore devant d'autres Zaventem et 
d'autres Bataclan, et c'est peut-être ça que je veux éviter", 
avait déclaré son conseil Me Sven Mary, la semaine dernière. 
    "Il souhaite collaborer avec les autorités françaises", a 
affirmé jeudi matin Me Moisse. 
 
 (Gabriela Baczynska et Robert-Jan Bartunek; Sophie Louet et 
Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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