Saint-Etienne : Pas de pétrole mais des idées

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Saint-Etienne : Pas de pétrole mais des idées
Saint-Etienne : Pas de pétrole mais des idées

A Saint-Etienne, on n'a pas de pétrole mais on a des idées ! Voilà le sens du message passé ce mardi par Bernard Caïazzo dans une longue interview accordée à nos confrères de But!. Le président du Conseil de Surveillance de l'ASSE y développe encore une fois son projet d'un club dirigé par 100 000 socios. « Aujourd'hui, l'ASSE appartient à Roland (ndlr : Romeyer) et à moi à travers deux sociétés, explique Caïazzo. Moi, j'ai 60 ans et Roland en a 68. Qu'est-ce qui se passe dans dix, quinze ou vingt ans ? Personne n'est éternel ! Donc il faut chercher à assurer la pérennité du club. »

En l'absence d'investisseurs étrangers et pas vraiment convaincu par l'idée d'une introduction en Bourse, Bernard Caïazzo a en revanche décidé de tout miser sur l'idée de supporters-actionnaires. « Une fois que cette entité atteint les 100 000 personnes, on peut faire que celle-ci s'intègre au club. Aujourd'hui, nous en sommes encore au stade de l'idée et du projet. Mais comme en Allemagne, l'idée est que les supporters puissent bénéficier d'un minimum de 51% du capital du club. Et je parle d'un minimum. »

Si l'idée peut être séduisante, Bernard Caïazzo pense qu'il faudra dix ans pour faire de l'ASSE un club de socios. Avec quels avantages pour ces derniers ? Leur nom sur le maillot des joueurs, une plaque gravée sur leur siège à Geoffroy-Guichard mais surtout une élection de leurs représentants au Conseil de Surveillance. Ce modèle de socios existe déjà en Europe, essentiellement en Allemagne et en Espagne : ils sont 200 000 au Borussia Dortmund, 250 000 au Bayern? Le Barça et le Real ont également adopté ce modèle. En France en revanche, le projet de Saint-Etienne serait le premier du genre.

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