Saint-Étienne offre une aide de 250 euros pour l'achat d'un vélo électrique

le
0

Afin d'inciter ses habitants à délaisser leur voiture, la métropole stéphanoise rembourse 250 euros sur l'achat d'un vélo électrique. Un dispositif qui est loin d'être une nouveauté dans l'Hexagone, mais qui connaît un succès grandissant.

La métropole de Saint-Étienne a-t-elle déniché la solution pour chasser les véhicules polluants? En 2015, 58 journées d'activation ou d'alertes à la pollution ont été recensées en Rhône-Alpes, selon l'organisme Air Rhône-Alpes. Pour désengorger la ville et ses communes avoisinantes, une aide plafonnée à 250 euros par foyer à l'achat d'un vélo électrique a été mise en oeuvre, au début du mois sur le territoire stéphanois.

Et pour cause, un VAE (Vélo à Assistance Électrique) n'est pas à la portée de tous. Les premiers prix débutent rarement en dessous de 700 euros, et peuvent grimper jusqu'à 5000 euros. Le prix moyen en France s'établit à 1060 euros, selon une étude du bureau d'études 6T, réalisée en mars 2015. Dans la région de Saint-Étienne, 400.000 habitants sont concernés par cette nouvelle politique. Seule exigence, acheter un VAE dans un commerce de la région. Mais attention, tous ne pourront pas en bénéficier, car l'enveloppe de subventions est limitée à 30.000 euros, soit une centaine de demandes.

Une centaine de dossiers...en trois jours

Pour Marc Petit, élu en charge des transports à Saint-Étienne Métropole, l'enjeu est surtout de rendre le vélo électrique accessible pour «accroître les perspectives de mobilité dans une région très vallonnée». En remplaçant le vélo électrique par la voiture, la métropole de Saint-Étienne désire également, et surtout, s'inscrire dans une logique de développement durable. «Grâce à ce dispositif, nous remplissons aussi un objectif sanitaire, car certaines personnes, et notamment les retraités, se remettent au sport de manière plus douce», salue Marc Petit, également maire de Firminy, au Figaro.

»» Lire aussi: Cycling: les 10 erreurs à éviter quand on débute

En seulement trois jours, la métropole a ainsi reçu une centaine de demandes. «Il s'agit de la deuxième édition de ce dispositif», explique Marc Petit. «Il a rencontré un tel succès que nous avons porté notre enveloppe à 60.000 euros rien que pour 2016». Le profil des intéressés? En moyenne, la plupart des personnes ayant bénéficié de la subvention sont des hommes, et la moyenne d'âge avoisine les 55 ans. «Certains choisissent le vélo électrique pour les loisirs», affirme Matthieu Boucherat, responsable du commerce la Rue à Vélo, à Saint-Etienne, au Figaro. «Mais nombre d'entre eux ont investi pour effectuer des déplacements domicile-travail, et d'ailleurs parmi nos clients nous comptons plusieurs infirmières».

A Blois, 900 vélos subventionnés depuis 2010

L'aide à l'achat d'un vélo électrique est pourtant loin d'être novatrice dans l'Hexagone. Paris, Caen, Bordeaux... En France, une quarantaine de villes et agglomérations l'ont mise en place. C'est dans la ville d'Aix-les-Bains, en Savoie, que cette politique a été mise en oeuvre pour la première fois dans l'Hexagone... en 2007! «Depuis l'application de ce dispositif, nous avons donné 464 subventions, et j'ai encore une quinzaine de dossiers en attente», vante Philippe Michal, directeur adjoint des services techniques à la mairie d'Aix-les-Bains, au Figaro. Des chiffres non négligeables puisque Aix-les-Bains compte à peine 30.000 habitants.

A Blois, dans le Loir-et-Cher, la subvention rencontre également un véritable succès. «Depuis 2010, nous comptons près de 900 vélos subventionnés», assène Christophe Degruelle, président de la communauté d'agglomération, au Figaro. «Le montant des subventions s'élève à plus de 200.000 euros, mais le chiffre d'affaires pour les professionnels de Blois doit côtoyer le million d'euros». Cette subvention va-t-elle inciter les Français à laisser leur voiture au garage, voire à la quitter? Difficile de répondre de manière aussi affirmative pour l'instant. Le parc automobile reste stable ces dernières années, à plus de 38 millions de véhicules, selon les dernières données du Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA).

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant