Saint-Etienne : Le coup de pression de la FFF

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Bernard Caïazzo a révélé mercredi que la Fédération française de football avait envoyé un courrier à Saint-Etienne avant la réception du PSG en quart de finale de la Coupe de France pour le menacer d'un arrêt du match en cas de banderole vindicative à l'encontre du club parisien.

La Fédération française de football a visiblement préféré prévenir que guérir. A en croire Bernard Caïazzo, président du Comité de surveillance de Saint-Etienne, elle avait envoyé un courrier à l’ASSE avant la réception du PSG en quart de finale de la Coupe de France (1-3). Son objet ? La crainte de banderoles vindicatives déployées à Geoffroy-Guichard, comme lors de la venue du club parisien en L1 fin janvier (0-2). « La Fédération nous a envoyé une lettre pour nous menacer qu’en cas de banderole, ils arrêtaient le match, a expliqué Caïazzo après le match dans des propos rapportés par lequipe.fr. Je trouve que ce n’est pas bien. On a le plus beau public de France. A toujours taper sur les Ultras, on les transforme en opprimés. »

Une menace restée lettre morte

Les banderoles des supporters de l’ASSE, qui avaient provoqué la colère des dirigeants du PSG, affichaient des messages de soutien aux Ultras parisiens (« Pas de liberté, pas de dialogue, pas de juge indépendant : c’est Larrivé de la dictature ! ») ou de critiques envers le Qatar (« Argent sale accepté, libertés bafouées, classes populaires écartées : bienvenue au PSG »). La rencontre de mercredi s’est déroulée sans le moindre incident de la sorte et la FFF n’a pas eu besoin de mettre sa menace à exécution. Heureusement pour le foot français, qui aurait trouvé un nouveau moyen de se couvrir de ridicule.

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