Saint-Etienne : Caiazzo justifie sa politique

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Saint-Etienne : Caiazzo justifie sa politique
Saint-Etienne : Caiazzo justifie sa politique

Invité ce dimanche du Canal Football Club sur Canal+, Bernard Caiazzo, le président du comité de surveillance de l'AS Saint-Etienne, s'est longuement étendu sur les ambitions des Verts et n'a pas pu s'empêcher de glisser une petite pique à l'intention de l'OL.

Bernard Caiazzo s’est livré à un grand oral dimanche sur le plateau du Canal Football Club. Alors que Saint-Etienne est toujours en course pour terminer sa saison avec une qualification européenne, voire même terminer sur le podium, son président du comité de surveillance a fait le point sur la politique menée depuis plusieurs années dans le Forez. « Tous les grands clubs d’Europe sont avant tout populaires, a affirmé le dirigeant stéphanois. Le Barça, Dortmund ou encore le Bayern Munich le sont. Ce n’est pas antinomique d’être un club populaire et d’essayer, dans le même temps, de se développer. Le budget de l’ASSE est passé de 50 M€ à 72 M€ en deux-trois ans donc des efforts importants sont faits. Nous sommes l’un des rares clubs français à l’équilibre tous les ans depuis six ou sept ans. Donc on ne perd pas d’argent. Et avec un niveau de performance qui reste satisfaisait et une progression peut-être lente mais régulière. »

Caiazzo justifie le système du « salary cap »

Interrogé sur les ambitions stéphanoises en termes de titre, Bernard Caiazzo n’a pas caché que la présence du tout puissant PSG rendait les choses très difficiles : « On a gagné une Coupe de la Ligue quand même en 2013 mais, quand vous voyez le Paris Saint-Germain qui truste tous les titres français... Les quatre derniers matchs de coupe, nous les perdons contre le PSG à chaque fois. Il faudrait éviter le PSG ou les rencontrer en finale (sourire). » Le collègue de Roland Romeyer est ensuite revenu sur le « salary cap » mis en place depuis plusieurs années (90 000 M€ maximum par mois sans bonus par joueur). « Il faut savoir que, selon la place en championnat, entre terminer huitième ou troisième, cela ne change pas financièrement puisque toutes les sommes vont aux joueurs. Un joueur de Saint-Etienne sait qu’il va pouvoir payer ses impôts grâce aux primes de classement. Donc il y a une forte motivation. En fait, on a transféré le risque sportif aux joueurs ».

Le contre-modèle lyonnais...

Un système qu’apprécie en plus Christophe Galtier. Et l’exemple du voisin et meilleur ennemi lyonnais ne motive pas spécialement les Verts à en changer... « En changer, pourquoi pas, on y a pensé. Quand Sonny Anderson est arrivé à l’Olympique Lyonnais (en 1999 contre près de 18 M€), il a créé un boost. Mais bon, avec Gourcuff, ils n’ont pas été particulièrement satisfaits de ce que cela a pu leur coûter (ndlr : 22 M€ plus 4,5 M€ de bonus). Je ne sais pas si avec Valbuena et ses 500 000 € par mois, ils sont en plus extrêmement satisfaits, a lancé Caiazzo avec un air malicieux. Blaise Matuidi et Dimitri Payet, s’ils étaient aujourd’hui à l’AS Saint-Etienne, même en leur donnant cinq millions d’euros par an, on ne pourrait pas leur donner le salaire qu’ils ont actuellement donc, à un moment donné, on fait avec nos moyens. » Des moyens qui permettent aux Verts d’être l’une des formations françaises les plus régulières ces dernières années. Alors que l’ASSE était en Ligue 2 il y a un peu plus de douze ans...

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