Saint-Denis : l'immeuble de l'assaut avait déjà failli s'effondrer

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Le bâtiment où a eu lieu l’assaut du Raid fait partie d’une quinzaine d’immeubles du centre-ville que la mairie avait prévu de racheter pour rénovation. Elle y avait d’ailleurs envoyé un inspecteur salubrité la semaine dernière.

L’immeuble de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où s’est déroulé l’assaut, et dans lequel le cerveau présumé des attentats, Abdelhamid Abaaoud, a été tué par le Raid, était dans un état de vétusté avancée. Situé au 48, rue de la République, à deux pas de la basilique de Saint-Denis, il fait partie des quinze immeubles délabrés que la mairie avait prévu de racheter pour rénovation et réhabilitation. Il comprend une quarantaine de logements, regroupés dans plusieurs bâtiments, qui forment le croisement entre la rue de la République et Corbillon.

La mairie a de son côté déclaré l’immeuble en «état d’insalubrité irrémédiable». Et, selon une responsable du service habitat de Saint-Denis, avait envoyé un inspecteur salubrité pas plus tard que la semaine dernière, selon Le Monde. Il avait été accompagné par les forces de l’ordres, tant la mauvaise réputation de la rue et du bloc d’immeubles était connue de tous. Les locataires? Des étrangers, qui s’acquittent de loyers excessivement élevés.

Trois effondrements de plafond ces dernières années

Marwan, par exemple, a expliqué au Monde payer un loyer de 650 euros et 150 euros de charges pour un appartement de deux pièces, dans lequel il vit avec sa famille ainsi que trois autres personnes. C’est d’ailleurs le fameux Jawad - qui a soutenu à BFMTV avoir hébergé les cibles de l’assaut sans connaître leur identité - qui en est le «propriétaire».

Le 48, rue de la République n’a pas attendu les dégâts de l’assaut pour faire parler de la vétusté et du piteux état dans lequel se trouvent les bâtiments depuis plusieurs années... Le service habitat de la ville compte pas moins de trois effondrements de plafond et deux incendies ces dernières années. «Cet immeuble, on le connaît bien», précise la responsable du service habitat au Monde, en ajoutant que non seulement les propriétaires n’agissent pas, mais qu’en plus, ils ne paient pas leur quote-part de copropriété.»

«On voyait des balles, des lumières, des lasers qui pointaient vers nous, il y avait des explosions. On sentait vraiment l’immeuble qui bougeait», expliquait sur Europe 1 Sabrine, qui habite l’appartement juste en dessous duquel les suspects s’étaient retranchés. Le procureur de Paris, François Molins, a effectivement précisé durant la conférence de presse que ses équipes avaient dû interrompre leurs investigations parce que l’immeuble menaçait de s’effondrer.

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  • soulamer le vendredi 20 nov 2015 à 18:25

    et l'autre qui sort de taule pour louer des squatts et tout ca surement sans violence. decidement faut en finir avec cette justice laxiste

  • md24750 le vendredi 20 nov 2015 à 12:33

    Pourtant, 7 heures de canardages mercredi matin. L'équipe du RAID a eu beaucoup de mal à détruire la porte "blindée" de l'appartement : entendu hier soir sur la 3 par le Chef du RAID. J'émets de sérieux doutes quant à la véracité de certains faits énoncés par nos médias.

  • SuRaCtA le jeudi 19 nov 2015 à 23:06

    Encore un qui aura fini par prendre du plomb dans le cerveau...

  • bearnhar le jeudi 19 nov 2015 à 20:10

    Les politiques ne bossent que si ols ont la pression sïnon on continuait dans l angelisme avec Shenguen passoire

  • bearnhar le jeudi 19 nov 2015 à 20:07

    Sibile : marchand de sommeil. Avec les milliards deverses sur les banlieues depuis des annees on peut demander pourquoi il n'etait pas rase ? Donc on risque la vie des passants

  • sibile le jeudi 19 nov 2015 à 20:01

    pourquoi y avait-il des occupants, et à plus forte raison des locataires, dans un immeuble déclaré insalubre ?