Saint-André : " Les Irlandais sont fantastiques, beaux, costauds, verts... "

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Saint-André : " Les Irlandais sont fantastiques, beaux, costauds, verts... "
Saint-André : " Les Irlandais sont fantastiques, beaux, costauds, verts... "

Au lendemain de la victoire face au Canada (41-18), Philippe Saint-André s'est présenté en conférence de presse pour débriefer la rencontre, et se projeter sur le match face à l'Irlande.

Philippe Saint-André, la prochaine étape c’est l’Irlande. Comment sont les joueurs avant ce match ?
Ils sont impatients parce que maintenant c’est la finale du groupe, pour jouer la première place. Hier soir (jeudi), on a fait un match de qualité, on a eu un peu d’inattention, qui dans le sport mondial, coûte cher et nous a coûté assez cher.

Vous avez remporté une cinquième victoire d'affilée, comment vous sentez-vous maintenant ?
On est dans l’inconnu parce que pendant trois ans on n'a jamais eu cinq victoire d’affilée. Il reste encore quatre matchs à gagner. Mais ce sont des adultes. Ils avaient envie de continuer sur la lancée, de gagner un cinquième match, de progresser collectivement. On doit encore progresser, heureusement.

L’Irlande vous a posé des problèmes ces dernières années...
Oui, on a fait deux matchs nuls, on a perdu à domicile en loupant une pénalité à 25m en face des poteaux au Stade de France... Cette année, on perd de peu. Je ne pense pas que la différence soit aussi énorme que ce que les gens disent.

Les joueurs soulignaient hier que l’Irlande était archi-favorite et que le statut d’outsider leur allait finalement bien, est-ce que vous êtes d’accord avec ça ?
Il parait qu’ils ont été exceptionnels face à la Roumanie. Qu’ils ont fait un rugby de rêve. Ils sont fantastiques, ils beaux, ils sont costauds, ils jouent en vert... On va se préparer pour faire un match de haut niveau. Notre objectif est de continuer à gagner. Et donc on va se préparer à faire un match d’une grande intensité à Cardiff pour aller chercher la première place de la poule.

« Le banc nous a apporté une aide de grande qualité »

Que devez-vous travailler pour être prêts ?
Il va falloir qu’on travaille les ballons en l’air parce que l’Irlande est bonne là-dessus. Il faudra travailler la conquête parce qu’ils sont bons aussi, défensivement parce qu’ils sont forts offensivement. On le sait, on va se préparer, les joueurs sont motivés. Ils ont vraiment envie de jouer ce match. Ce qui est important c’est de ne pas le jouer sur ces dix jours mais garder l’énergie pour le match à Cardiff. On veut être champion du monde donc pour ça, il faut gagner toutes les équipes. Là, on a l’Irlande en face. C’est une équipe avec de grandes qualités, mais nous aussi on en a.

Est-ce que ce match vous a permis d’avancer dans votre réflexion pour le poste d’ailier ?
On avance de partout. A partir du moment où il y a eu la blessure de Yoann Huget, on savait qu’il y avait un poste à prendre. Hier ce qui m’a plus c’est la performance collective, l’équipe ne s’est pas affolée après avoir encaissé les deux essais. L’équipe était sûre de ses forces, de son jeu, de sa puissance. Le banc nous a apporté une plus-value de grande qualité aussi. Donc je le vois plus dans un niveau global, où je pense qu’on a été présent. Mais ce n’était que le Canada. On sait d’où on vient, on a énormément d’humilité et donc on va bien préparer l’Irlande.

Comment s’annoncent ces dix jours avant l’Irlande ?
Les joueurs sont au repos complet aujourd’hui. Demain on part à Cardiff. À partir de demain soir, on va vraiment rentrer dans la préparation du match. On a 48h où les joueurs vont récupérer physiquement et mentalement.

Frédéric Michalak est devenu le meilleur marqueur français en Coupe du monde. Ca vous inspire quoi ?
Ce record, ce n’est pas le fait du hasard. Fred, on connait son talent, il arrive à maturité. Il a eu des saisons difficiles avec beaucoup de blessures. S'il est là, c’est grâce à l’investissement et au travail qu’il a mis dans la préparation. Il a commencé mi-juin à Marcoussis, avant les autres. Il a la flamme pour jouer avec l’équipe de France. Il est revenu jouer en France pour ça, il s’est préparé pour ça.

« Il a fallu créer une génération »

Comment expliquez-vous ce renouveau dans le jeu, qu’il n’y avait pas depuis le début de votre mandat ?
On essaye d’être présent dans le rugby de très haut niveau. Et ça a des exigences qu’on ne pouvait pas avoir pendant trois ans, et là on les a actuellement. On a un pourcentage au but de qualité, on finit bien les matchs, on a un bon collectif. Il a fallu créer une génération, on a beaucoup cherché. Mais s'il y a quatre ans, on m’avait dit que notre première ligne serait celle-là… Il a fallu chercher, creuser. On fait des erreurs dans ces cas-là, mais ça permet d’avancer.

Est-ce qu’il y a une équipe qui vous a impressionné depuis le début de la compétition ?
Je me répète mais il y a 6-7 nations qui peuvent gagner la Coupe du monde et on fait partie de ces nations. Il y a la Nouvelle-Zélande qui est favorite mais après tout le monde peut gagner, contre n’importe quelle équipe. Angleterre - Pays de Galles, c’était un gros affrontement, mais on a vu que quatre jours après les Gallois étaient en difficulté. Enchainer les matchs tous les quatre jours c’est difficile pour les joueurs. Sur l’aspect physiologique et mental c’est compliqué. On reste un sport de combat.

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