Saint-André : " A Kockott d'être la garant du jeu français "

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Saint-André : " A Kockott d'être la garant du jeu français "
Saint-André : " A Kockott d'être la garant du jeu français "
Après l'annonce de son XV de départ pour le premier match du Tournoi des Bleus face à l'Ecosse, samedi au Stade de France, Philippe Saint-André a analysé les principaux enseignements de cette composition. Titularisé pour la première fois à la mêlée, Rory Kockott doit, selon le sélectionneur, passer un cap, en compagnie de Camille Lopez à l'ouverture, dans la gestion du jeu tricolore.

Philippe Saint-André, pourquoi avoir choisi de titulariser Rory Kockott à la mêlée ?
C'est un compétiteur dans l'âme. Il est très fort dans ses duels, offensivement et défensivement. Sur l'organisation collective, il a eu tout le mois de novembre pour vraiment intégrer les schémas. Ce sera à lui et Camille de gérer les temps forts et les temps faibles. On connaît ses qualités de puncheur, de finisseur. C'est à lui, avec Camille, d'être le garant du jeu français.

Pourquoi avoir choisi Goujon remplaçant et pas Lauret ?
C'est vrai que Lauret est en grande forme actuellement. C'est le même profil que Thierry Dusautoir. On a préféré et on a décidé de prendre quelqu'un sur le banc qui est capable de jouer 8 ou troisième ligne aile. Loann a ce potentiel là. Il joue 8, il joue 6. C'est un joueur très puissant. Mais Lauret est dans le groupe des 31, il travaille avec nous et on sait qu'à tout moment il est capable d'intégrer l'équipe. Il est en compétition avec Thierry Dusautoir qui est notre capitaine et qui revient en grande forme actuellement.

Pour quelle raison Rabah Slimani a-t-il été préféré à Mas et Atonio ?
Uini (Atonio) pour l'instant, on le préfère en tant qu'impact player, c'est-à-dire un joueur qui est capable de rentrer pour apporter. On connait sa puissance. Ce qu'il nous a apporté en novembre, sur des paquets un peu fatigués en deuxième mi-temps, ç'a été plus que positif. Nicolas Mas est toujours là, il fait partie des trois grands anciens de la dernière Coupe du monde avec Papé et Dusautoir. Mais sur ce que Rabah démontre en club et sur ce qu'il nous a montré depuis quinze jours à l'entraînement (le déplacement, la réactivité...), c'était tout à fait normal qu'il commence titulaire ce VI Nations.

Parra et Talès sont sur le banc. Pourquoi ne pas avoir gardé seulement Parra pour couvrir les postes de 9 et 10 ?
Sincèrement, on lui en a déjà parlé parce qu'on avait travaillé ça sur la tournée en Australie. Sur ces quinze jours, on a su vraiment que mercredi dernier que Tillous-Borde était « out » donc on n'a pas eu énormément de temps pour travailler avec Morgan en tant que demi d'ouverture. Il l'a bossé un petit peu vendredi mais on sait qu'on a la possibilité surement un jour d'avoir Morgan capable de couvrir 9 et 10 pour avoir, par exemple, un Brice Dulin sur le banc. Fofana peut couvrir le poste d'ailier et Yoann Huget le poste de 15. On a donc toutes les solutions possibles sur le banc.

« L'investissement des joueurs est exceptionnel »

Pourquoi Rémi Lamerat est-il sur le banc ?
A chaque fois qu'il a été avec nous et à chaque fois qu'il est rentré en jeu, il a apporté énormément. C'est vrai puncheur. Il est capable de casser les plaquages, de jouer en un contre un. C'est un gros potentiel. C'est vrai qu'il est dans un club actuellement en difficulté (ndlr : Castres) mais sur ce qu'il nous montre aux entraînements il était important pour nous qu'il rentre dans les 23. En plus il a cette densité physique qui lui permet d'être performant au niveau international.

En année Coupe du monde, êtes-vous particulièrement attentifs à la façon dont certains joueurs acceptent, ou non, un rôle de remplaçant ou le fait de ne pas être sur la feuille ?
Bien sûr que c'est important. On a un groupe de 31 joueurs et on fera la préparation Coupe du monde à 31, même si on commencera à 36. Il faut de l'investissement dans le travail, quand tu es dans l'équipe mais aussi quand tu dois effectuer les mouvements écossais (ndlr : pour entraîner les titulaires potentiels). L'investissement des joueurs est exceptionnel. Il faut mieux être dans les 31 qu'être en dehors. Ils ont leur destin en main. A eux de faire un grand Tournoi des VI Nations avec à l'horizon une Coupe du monde en Angleterre. C'est vrai que, pour moi, l'état d'esprit et l'investissement des 31 joueurs pour bien faire travailler les autres, être positif et bien vivre ensemble, ça reste important et primordial. Dès le 6 juillet, on aura trois mois de vie commune. Par expérience, il faut vivre avec des mecs biens.

En quoi l'Ecosse est-elle différente avec Vern Cotter à sa tête ?
Elle a fait une très bonne tournée de novembre en gagnant notamment l'Argentine. Elle a failli battre la Nouvelle-Zélande en s'inclinant dans les dix dernières minutes. Avec Glasgow et Edimbourg, ils ont une bonne génération de joueurs. Leurs résultats sont bons en Coupe d'Europe. On connaît Vern Cotter et l'expérience qu'il a du rugby français. Il va venir avec beaucoup d'ambition mais je peux vous rassurer on a aussi énormément d'ambition.

Quel est l'objectif dans ce Tournoi ?
Face à l'Ecosse, il faut déjà bien rentrer dans cette compétition. Ensuite on va en Irlande. Le Tournoi se joue parfois à rien, comme l'an dernier. A une pénalité près, on termine premiers ex-aequo. On a envie de la gagner cette année. Les Irlandais sont favoris mais on fait partie des quatre nations capables de gagner ce Tournoi 2015.

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