Sahara occidental-La polémique se poursuit entre Rabat et l'Onu

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    RABAT, 29 mars (Reuters) - Le Maroc a une nouvelle fois 
dénoncé mardi "les propos et actes inadmissibles" du secrétaire 
général de l'Onu Ban Ki-moon sur le Sahara occidental, propos 
qui selon Rabat ne peuvent être réduits à un simple 
"malentendu". 
    Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires 
étrangères déplore des actes "d'une gravité sans précédent" qui 
ne sont "ni justifiables, ni effaçables". 
    Rabat reproche au secrétaire général de l'Onu d'avoir manqué 
à son devoir de neutralité lors d'une visite au début du mois 
dans la région en utilisant le terme d'"occupation" pour 
qualifier la présence marocaine au Sahara occidental, territoire 
sous le contrôle du royaume chérifien depuis 1975.   
    Pour les autorités marocaines, il ne s'agissait pas d'un 
malentendu, comme l'a soutenu lundi le porte-parole de Ban, mais 
d'un "acte prémédité". 
    "La situation ne peut se réduire à un simple 'malentendu'", 
dit le ministère marocain des Affaires étrangères, tout en 
ajoutant que Rabat était disposé "à s'engager dans un dialogue 
responsable, global et constructif". 
    Les autorités marocaines ont demandé il y a douze jours le 
départ de 84 membres du personnel civil de l'Onu. Les militaires 
et les casques bleus de la mission des Nations unies pour 
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) ne 
sont pas concernés par cette mesure. 
    Le Maroc a pris le contrôle de la majeure partie du Sahara 
occidental en 1975 lors du retrait de l'Espagne, ce qui a poussé 
le Front Polisario, qui luttait à l'origine contre l'occupation 
espagnole, à mener une guérilla jusqu'en 1991, année où l'Onu a 
réussi à obtenir un cessez-le-feu et a déployé la Minurso. 
 
 (Aziz El Yaakoubi; Guy Kerivel pour le service français) 
 
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