Sagan, l'arc-en-ciel de l'exubérant Tinkov

le , mis à jour à 06:05
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Sagan, l'arc-en-ciel de l'exubérant Tinkov
Sagan, l'arc-en-ciel de l'exubérant Tinkov

Juste un « YES »... C'est peu quand on s'appelle Oleg Tinkov. Hier à Berne, placé quelques mètres après la ligne d'arrivée, les yeux rivés sur une télé sous une petite tente au milieu des journalistes, le patron de l'équipe Tinkoff a salué sobrement le 3e succès de son poulain au maillot vert Peter Sagan. Pour le premier bouquet à Cherbourg, il avait lâché un tonitruant : « Fuck them all ! » Pour le deuxième à Montpellier, il avait dressé ses deux majeurs en l'air. Cette fois, en Suisse, lors du podium protocolaire, il s'est contenté, tout sourire, de filmer avec son smartphone le fan-club de son champion slovaque. Pas sûr que cela suffise, cependant, à le retenir au sein du peloton, car le milliardaire russe a décidé de tirer sa révérence en fin de saison après dix ans passés chez les professionnels, même s'il se plaît, aujourd'hui, à entretenir le doute. Question de finances, de lassitude aussi.

 

Une fortune mise à mal ces derniers mois

 

A 48 ans, l'homme fantasque, qui se permet à peu près tout, s'apprête donc à quitter un monde qu'il comptait bien changer. « Je voulais juste permettre aux équipes professionnelles de pouvoir tirer plus de bénéfices de l'économie qu'elles génèrent », souligne-t-il. Les idées n'ont pas manqué, comme faire payer 1 € chaque spectateur le long des routes ou offrir un pont d'or aux grands leadeurs pour qu'ils s'affrontent sur les trois grands tours en une saison.

 

Tinkov le rêveur... Tinkov, l'original aussi, avec son physique d'acteur, sa silhouette élancée, sportive, à la crinière grise, lunettes de soleil fluo sur le nez et chaussettes de contention de la même couleur. On le voit partout sur le Tour. Il pédale sur le parcours de l'étape avant la course, prend une douche tout nu à côté de sa voiture devant une caméra, chante « la Marseillaise » au restaurant de son hôtel le soir de la finale de l'Euro et encourage les Bleus à coups ...

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