Safran : suspendu au défi de la montée en cadence

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Philippe Petitcolin a été nommé en avril dernier directeur général de Safran.(©P.Marais)
Philippe Petitcolin a été nommé en avril dernier directeur général de Safran.(©P.Marais)

Êtes-vous optimiste à la veille du Bourget, alors que le carnet de commandes de nouveaux moteurs Leap a déjà doublé en à peine deux ans ?

Philippe Petitcolin : Comme le montrent les vingt dernières années, l’aéronautique civile est une industrie cyclique. Mais une industrie en croissance, dont la moyenne tourne à environ 5% par an. Ce qui fait que la flotte mondiale d’avions double en l’espace de moins de vingt ans. Les prévisions de nos clients Airbus et Boeing tablent sur 35 000 à 37 000 avions à produire dans les vingt ans qui viennent. Notre industrie est donc loin d’être mature. En revanche, sa croissance ne sera pas linéaire, il y a aura probablement d’autres accrocs dans les vingt ans à venir, comme en 2008-2009 et après le 11 septembre 2001.

■ Priorité à l’innovation

Comment Safran s’organise face à la montée rapide en cadences de production, y compris pour le Leap ?

Philippe Petitcolin : Le groupe a la chance de disposer d’un carnet de commandes très bien rempli dans l’aviation commerciale, à la fois pour les moteurs civils et les équipements. Pour le moteur Leap destiné aux nouveaux moyen-courriers de Boeing, Airbus et Comac, nous avons de l’ordre de cinq années de production devant nous. En quatre ans, nous devrons passer de zéro à 1 800 moteurs produits par an. C’est une montée en cadence jamais connue

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