Safran s'attend à une période de transition d'ici 2020

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SAFRAN PRÉVOIT UNE PÉRIODE DE TRANSITION D'ICI 2020
SAFRAN PRÉVOIT UNE PÉRIODE DE TRANSITION D'ICI 2020

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS/LONDRES (Reuters) - Safran vise pour la période 2016-2020 le maintien d'une marge opérationnelle courante ajustée en ligne avec celle de 14,0% de 2015, pendant la transition entre le moteur CFM56, son produit vedette, et le LEAP.

L'équipementier pour l'aérospatiale, la défense et la sécurité, qui organise lundi une journée investisseurs à Londres, estime qu'à l'issue de cette période de transition, il devrait pouvoir dégager une marge opérationnelle courante supérieure à 15% et un chiffre d'affaires de plus de 21 milliards d'euros (contre 17,4 milliards en 2015).

L'action abandonne 3,6% à 57,11 euros à 9h28 à la Bourse de Paris, accusant la plus forte des deux seules baisses du CAC 40 (+0,6%).

Sur la période 2016-2020, pendant laquelle le moteur LEAP produit en coentreprise avec GE va progressivement remplacer le CFM56, Safran espère maintenir la marge de son activité de propulsion au-dessus de 15% notamment grâce au dynamisme des services pour moteurs civils.

"Jusqu’ici, ils anticipaient plutôt du 'high teens' (proche de 20%, NDLR), et là leur formulation est un peu plus prudente : il y a une marche en moins, c’est ça qui fait un peu peur", a expliqué Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

Dans l'ensemble, le groupe espère augmenter d'un point par an ses performances opérationnelles dans ses trois branches (équipements, défense, sécurité).

Son cash flow libre, qui devrait représenter en moyenne la moitié de son résultat opérationnel courant ajusté sur la période 2016-2020, devrait ressortir en 2020 en très forte augmentation par rapport aux 974 millions d'euros de 2015.

M&A POSSIBLE DANS LES ÉQUIPEMENTS AÉRONAUTIQUES

Safran a également confirmé discuter de la cession de sa division Morpho Detection avec plusieurs acheteurs et n'a pas exclu de vendre également ses activités d'identité (passeports) et de sécurité (biométrie) à l'issue d'une période d'examen d'au maximum six mois.

"Le futur de Safran se trouve dans l’aéronautique et dans la défense, la sécurité a ses propres caractéristiques", a déclaré le directeur général du groupe, Philippe Petitcolin, lors d'une conférence téléphonique.

L'activité de détection d'explosifs, rachetée à General Electric en 2009, réalise un chiffre d'affaires compris entre 300 et 400 millions d'euros par an mais n'a pas trouvé de synergies avec le reste des activités du groupe dans les aéroports, a-t-il précisé.

En dehors du champ de CFM, son partenariat-clé avec General Electric dans les moteurs d'avion, Safran compte examiner des opportunités de "coopération ciblée" dans les hélicoptères, les moteurs militaires, l'aviation d'affaires et régionale pour compléter le développement de ces activités.

"Dans les équipements aéronautiques, on regarde toutes les opportunités externes qui ont un ADN assez proche du nôtre", a précisé Philippe Petitcolin, disant cibler des équipementiers de rang 1, de haute technologie et avec une activité dans l'après-vente similaire à celle de Safran.

Il s'est refusé à tout commentaire sur un éventuel intérêt pour Zodiac Aerospace, que Safran avait essayé en vain de racheter en 2010.

(Edité par Dominique Rodriguez)

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