Safran défend son rachat de Zodiac, accuse TCI de dénigrement

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    PARIS, 23 février (Reuters) - Safran  SAF.PA  accuse le 
fonds spéculatif TCI de mener une "campagne publique de 
dénigrement" en menant la charge contre son projet de rachat de 
Zodiac Aerospace  ZODC.PA , dont le groupe défend le bien-fondé. 
    Le président du conseil d'administration de Safran, Ross 
McInnes, a répondu jeudi dans une lettre au courrier que TCI lui 
avait envoyé le 14 février tout en le diffusant sur internet. 
  
    Le fonds britannique, qui s'est illustré par sa récente 
fronde contre la direction du constructeur automobile allemand 
Volkswagen  VOWG_p.DE   , juge notamment le prix 
d'achat de Zodiac proposé à 29,50 euros par action trop élevé, 
estimant la juste valeur aux environs de 20 euros. 
    TCI demande aussi une assemblée générale extraordinaire de 
Safran avant le lancement de l'OPA sur Zodiac, elle-même prélude 
à une deuxième phase, la fusion des deux groupes par échange 
d'actions. 
    "La demande d'un vote des actionnaires de Safran avant le 
lancement de l'offre publique est infondée au plan juridique 
comme selon les principes de bonne gouvernance", déclare Ross 
McInnes dans sa lettre à TCI. 
    Sollicitée sur le sujet, une porte-parole de l'Autorité des 
marchés financiers (AMF) s'est refusée à tout commentaire. 
    Ross McInnes rejette aussi les critiques de TCI qui doute 
des capacités de Safran à intégrer des acquisitions. 
    "En matière de gestion de portefeuille, nous n'avons de 
leçon à recevoir de personne", a-t-il dit à Reuters, citant les 
plus-values, mentionnées par TCI, prévues à la suite des 
cessions des activités de sécurité et de détection de Safran. 
    Concernant le risque intrinsèque lié à l'intégration de 
Zodiac, le directeur général de Safran Philippe Petitcolin s'est 
montré convaincu de la capacité de Safran à redresser la marge 
opérationnelle courante de sa cible aux environs de 14%, son 
niveau avant la crise entraînée par des retards de livraisons. 
  
    "Même en excluant l'influence positive du dollar, on devrait 
les ramener à une rentabilité au minimum égale à celle qu'ils 
ont connue sous deux ans", a-t-il précisé à Reuters. 
 
 (Cyril Altmeyer et Tim Hepher, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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