Sadran justifie le départ d'Arribagé et tente de préparer l'avenir

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Sadran justifie le départ d'Arribagé et tente de préparer l'avenir
Sadran justifie le départ d'Arribagé et tente de préparer l'avenir

Peu de temps après la défaite de Toulouse contre Rennes samedi soir (1-2, 28eme journée de Ligue 1), Olivier Sadran s'est présenté en conférence de presse pour annoncer la démission de Dominique Arribagé. Le président du TFC espère trouver une solution pour l'avenir, mais veut prendre son temps.

Olivier Sadran, pourquoi avoir pris cette décision ?
On a pris la décision de la démission de Dominique (Arribagé) parce que c’est une situation très difficile moralement. La situation était trop difficile psychologiquement pour Dominique. On perd parfois pour moins que ça mais il faut protéger l’avenir. On a quelques jeunes de grands talents : il faut les préparer, préparer le futur. Pour ça, il faut faire tomber un peu cette pression, ce sentiment que c’est trop difficile de gagner des matches et que quelque chose ne tourne pas rond. C’est donc une décision qu’on a prise en pleine concertation.

Avez-vous un remplaçant en tête ?
A l’heure qu’il est, il n’y a pas de plan B. Et il n’y aura pas de plan B dans l’urgence parce que l’important, c’est de préparer ce club auquel il arrive un accident, après treize années en Ligue 1. Ce n’est pas fini mathématiquement, il peut arriver des miracles, mais ça commence à être excessivement compliqué. D’autres se sont relevés d’incidents identiques. Il faut préparer ça avec sérénité, sérieux, une assise financière fiable et protéger nos jeunes joueurs qui ont encore été exemplaires ce soir pour la plupart. L’avenir est entre leurs mains.

« Il n’y a pas pléthore de candidats pour venir maintenant »

Pourquoi Dominique Arribagé jette-t-il l’éponge maintenant ?
Parce que c’est un garçon très intelligent qui est très attaché à son club. C’est lui qui nous sauve la saison dernière, j’aimerais qu’on ne l’oublie pas. C’est une situation qui ne tient à rien mais qui ne veut pas tourner dans le bon sens. Il faut préparer l’avenir et que la pression soit la moins forte possible sur nos jeunes joueurs. Ça va sans doute permettre de travailler avec moins de pression...

Qui va gérer l’équipe ces prochaines semaines ?
On aura le temps d’y réfléchir. Il ne faut surtout pas prendre une décision hâtive. On va regarder ce qu’il se passe mais encore une fois, il faut protéger l’actif du club, ses valeurs, pour essayer de se reconstruire le plus vite possible. Pour ça, il faut essayer de créer une autre dynamique pour finir cette saison. Et il n’y a sans doute pas pléthore de candidats pour venir faire ça maintenant.

« Si quelqu’un doit aller à l’échafaud, j’y vais sans remords »

Avez-vous une part de responsabilité ?
Quand on est le propriétaire d’un club, on en est le premier responsable. Si quelqu’un doit aller sur l’échafaud, j’y vais sans remords parce qu’il faut assumer. Tous les ans, trois équipes descendent mais ce ne sont pas forcément trois pestiférés. C’est la loi du sport. Il faut surtout se reconstruire pour éviter d’être sur une pente négative pour l’avenir. On peut se relever. Ce n’est pas la fin du monde. Je ne laisserai pas tomber.

Cette défaite dans les dernières secondes a été le coup de grâce…
C’est sans doute le match le plus difficile parce qu’à deux ou trois minute près, on l’aurait gagné et l’espoir serait sans doute différent. Ce sont des signes qui vous alertent sur le fait qu’il y a vraiment des choses qui ne vont pas. Ce ne sont pas des mauvais joueurs mais quand vous jouez avec la peur, c’est compliqué. On n’est pas encore morts. Mais ma lucidité m’amène à dire que ce n’est pas gagné.

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