Saad Hariri nommé Premier ministre au Liban

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 (Actualisé avec déclaration de Hariri, précisions) 
    BEYROUTH, 3 novembre (Reuters) - Le président libanais a 
confié jeudi la tâche de former le nouveau gouvernement au 
dirigeant sunnite Saad Hariri, qui a obtenu le soutien d'une 
majorité de parlementaires, dont celui du président de 
l'Assemblée, le chiite Nabih Berri. 
    Cette nomination s'inscrit dans le cadre de l'accord qui a 
vu Saad Hariri appuyer la désignation de Michel Aoun, un de ses 
adversaires politiques, au poste de chef de l'Etat. 
    Le Parlement a élu lundi le chrétien maronite Michel Aoun, 
allié du Hezbollah chiite, comme président de la république, 
mettant fin à vingt-neuf mois de vacance du pouvoir. 
    Nabih Berri, qui dirige le mouvement chiite Amal, s'était 
initialement opposé à cet accord, mais il a finalement apporté 
jeudi son appui à Saad Hariri, se disant prêt à coopérer avec le 
nouveau gouvernement. 
    Le Hezbollah n'a en revanche pas donné son soutien à Saad 
Hariri, qui critique vivement l'implication du "parti de Dieu" 
dans le conflit syrien au côté des forces du président Bachar al 
Assad. Les experts s'attendent à ce qu'il participe néanmoins au 
gouvernement. 
    Saad Hariri, 46 ans, a promis de s'attaquer rapidement à la 
formation d'un gouvernement d'"accord national". Il avait dirigé 
un gouvernement d'unité nationale de 2009 à 2011. 
    S'exprimant à la présidence, il a expliqué qu'il "devait aux 
Libanais d'oeuvrer dès que possible à protéger notre pays des 
flammes qui brûlent autour de lui, à renforcer son immunité face 
au terrorisme". 
    Le gouverneur de la banque centrale du Liban a dit de son 
côté espérer que la fin de la crise institutionnelle permettrait 
de relancer l'économie et d'attirer l'aide étrangère. Le pays 
héberge 1,5 million de réfugiés syriens.  
    Le système de partage du pouvoir entre communautés prévoit 
que le poste de chef de l'Etat revient à un chrétien maronite, 
celui de Premier ministre à un sunnite et celui de président du 
Parlement à un chiite.   
 
 (Tom Perry et Laila Bassam, Tangi Salaün pour le service 
français, édité par Gilles Trequesser) 
 
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