S.Williams : " Du mal à croire que c'était terminé "

le
0
S.Williams : " Du mal à croire que c'était terminé "
S.Williams : " Du mal à croire que c'était terminé "

Serena Williams a remporté ce samedi son sixième Wimbledon, le vingt-et-unième Grand Chelem de sa carrière. Au terme d'une partie qu'elle n'aura pas vraiment maîtrisé, la reine de la WTA était tout simplement heureuse d'en finir.

Elle est la reine incontestée et incontestable du circuit féminin. Avec un 21eme titre du Grand Chelem, Serena Williams ne délogera pas son fessier du trône. Mieux, l’Américaine pourra sans doute s’autoproclamer « plus grande championne de l’ère Open » si elle décroche, à l’US Open cet été, ce Grand Chelem dont elle ne veut toujours pas entendre parler. Le « Serena Slam » s’est déjà fait au bout d’un match dont elle aura été, comme souvent, la seule variable, et ce malgré l’insouciance de sa jeune adversaire, Garbine Muguruza (21 ans), en tout cas au début de premier et la fin du deuxième set. Prise à la gorge, et se démenant contre un service sur courant alternatif, la numéro 1 mondiale a bien cru ne jamais conclure.

« Ça fait du bien ! Ça fait un moment que je n’avais pas remporté le titre ici. Garbine a super bien joué. Elle est revenue de façon incroyable en fin de deuxième manche. Sur la balle de match, j’avais du mal à croire que le match était terminé ! Je m’étonne moi-même d’être encore là à mon âge, de jouer comme je peux le faire », souriait Serena Williams au micro du Centre Court, devenue la plus vieille joueuse de l'histoire à remporter Wimbledon.

Williams met une pièce sur Muguruza pour l’avenir

De son côté, Garbine Muguruza pourra nourrir des regrets sans trop les ressasser tout de même. Serena Williams était certes trop forte mais pas dans un grand jour. A 21 ans, celle qui détestait l’herbe il y a peu, avait démarré tambour battant en breakant l’Américaine dès son premier jeu de service. Jusqu’à 4-2 pour elle, agressive, puissante et en rien intimidée à l’idée de rencontrer son idole, l’Espagnole semblait déterminer à soulever le saladier, 18 ans après Conchita Martinez. Jusqu’à ce que la maîtresse des lieux, qu’elle avait battue à Roland en 2014, se règle. « Je ne peux pas parler, je ne trouve pas les mots... Ce public a été formidable et m’a beaucoup soutenu, c’est quelque chose d’incroyable », réagissait, la larme à l’œil, Garbine Muguruza. « Je n’aimais pas beaucoup l’herbe mais ça va changer maintenant. J’adore jouer sur les grands courts qui plus est une finale comme celle-ci. Je veux féliciter Serena qui nous montre pourquoi elle est encore la numéro 1 ».

A 21 ans, Muguruza s’est imposée comme la tête de gondole d’une nouvelle génération amenée à régner. Forçant l'admiration de son aînée : « Je suis certaine qu'elle gagnera des titres importants. Et très rapidement. » Avant cela, il faudra que Serena Williams mette fin à une épopée qui ferait d’elle l’égale de Steffi Graf. Reine parmi les reines.

Maxime Habert

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant