S&P relève la note de l'Espagne et Fitch celle de la Grèce

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S&P RELÈVE LA NOTE DE L'ESPAGNE ET FITCH CELLE DE LA GRÈCE
S&P RELÈVE LA NOTE DE L'ESPAGNE ET FITCH CELLE DE LA GRÈCE

(Reuters) - Standard & Poor's a annoncé vendredi relever la note de l'Espagne et Fitch Ratings a fait de même avec celle de la Grèce.

Standard & Poor's a remonté la note de l'Espagne d'un cran, de BBB- à BBB, évoquant les meilleures perspectives économiques du pays.

Fitch avait relevé la note de l'Espagne d'un cran à BBB+ le 25 avril, soit trois niveaux au-dessus de la catégorie spéculative. Moody's l'avait précédée en février, en relevant la sienne de deux crans au-dessus de la catégorie spéculative.

"La perspective est stable, témoignant de notre opinion suivant laquelle les risques attachés aux notes de l'Espagne resteront équilibrés dans les deux années à venir", explique S&P dans un communiqué.

S&P, qui a également relevé la note à court terme de A-3 à A-2, a revu à la hausse sa prévision de croissance moyenne du PIB réel de 2014 à 2016, la portant de 1,2% à 1,6%, conséquence des différentes réformes engagées par le pays.

L'Espagne est sortie de cinq années de marasme économique au second semestre 2013 et espère une croissance de 1,2% cette année et de 1,8% en 2015.

Sa dette est à nouveau en faveur auprès des investisseurs internationaux car la menace d'un éclatement de la zone euro s'est bien éloignée et les réformes douloureuses engagées commencent à porter leurs fruits, même si le pays présente un taux de chômage et un déficit budgétaire parmi les plus élevés en Europe.

En outre son secteur bancaire, qui a reçu une aide financière de 42 milliards d'euros en 2012, ne prête que de manière limitée.

Fitch pour sa part a remonté la note de la Grèce d'un cran également, de B- à B, mettant en exergue l'amélioration de la politique des finances publiques. La note est également assortie d'une perspective stable.

La dette de la Grèce reste quand même en catégorie spéculative, étant cinq crans en deçà de la catégorie dite d'investissement. Mais elle a réduit son déficit de 14 points du PIB ces dernières années, suivant un plan de renflouement international particulièrement rigoureux, ce qui veut dire que le plus dur est passé pour elle, explique l'agence.

Avis qui tombe à pic pour le gouvernement du Premier ministre Antonis Samaras, confronté dimanche à sa première grande épreuve électorale, avec des scrutins locaux et européens, depuis sa prise de fonction voici deux ans.

Conformément à la plupart des projections d'organismes internationaux, Fitch pense que la Grèce connaîtra sa première croissance - de 0,5% - en 2014, après six années de récession.

NOTES NÉERLANDAISES ET TURQUES CONFIRMÉES

S&P note la Grèce B-/B et Moody's Caa3, deux notes profondément enfoncées en zone spéculative, en raison d'une dette qui représentait encore 175% du PIB en 2013.

Mais Athènes doit bénéficier de mesures d'allègement de sa dette en cours d'année après avoir dépassé ses objectifs budgétaires et inscrit un premier excédent primaire, soit hors service de la dette, l'an passé.

La Grèce est revenue sur le marché obligataire en avril en émettant du papier à cinq ans.

Standard & Poor's a par ailleurs confirmé les notes à long et court termes des Pays-Bas, soit AA+/A-1+, et celles de la Turquie, soit BB+/B, mais les premières sont assorties d'une perspective stable, tandis que les secondes restent affectées d'une perspective négative.

L'agence estime que l'Etat néerlandais continuera de consolider sa situation budgétaire et que la Turquie pour sa part voit sa situation économique se rééquilibrer progressivement grâce à une meilleure croissance à l'exportation.

S&P prend note d'une économie néerlandaise "saine, diversifiée et compétitive, en témoigne une position externe forte et un PIB élevé par habitant".

Elle explique que ses notes prennent à la fois en compte une politique macroéconomique traditionnellement prudente et flexible ainsi que les contraintes qui s'imposeront aux perspectives de croissance à l'avenir.

Pour ce qui concerne la Turquie, S&P explique que la perspective négative se justifie par des risques persistants pour les perspectives économiques.

La banque centrale turque a surpris les marchés jeudi en annonçant sa première baisse des taux en un an, quelques semaines après que le Premier ministre Tayyip Erdogan eut appelé de ses voeux une telle mesure, relançant les conjectures sur d'éventuelles pressions politiques qui seraient exercées sur l'institut d'émission.

(Ian Chua, avec Julien Toyer et Harry Papachristou; Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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  • blbryvsg le vendredi 23 mai 2014 à 10:00

    Ce matin, au compteur de la dette (site résistance 2017) : 1 999 195 milliards ... Donc, la semaine prochaine, nous allons vivre un moment historique, nous allons atteindre les 2 000 milliards.

  • r.espic le vendredi 23 mai 2014 à 09:38

    Miracle, 2 jours avant les européennes. Ils ont tout prévu.

  • lorant21 le vendredi 23 mai 2014 à 09:36

    Et vont bientôt baisser celle de la France...

  • gacher le vendredi 23 mai 2014 à 09:08

    Si Bruxelles n'était pas composé d'imbéciles corrompus, on ne serait pas sur le point de permettre aux usa d'exporter chez nous des viandes aux hormones et des ogm sans aucun contrôle. En cas de refus d'un pays des sanctions très lourdes sont prévues, Le Canada en a déjà fait les frais.La France doit menacer de quitter l'Europe pour que la situation se débloque.

  • mucius le vendredi 23 mai 2014 à 09:06

    Selon les investisseurs mondiaux. http://www.contrepoints.org/2014/05/23/166834-hollande-pire-dirigeant -de-la-planete-aux-yeux-des-investisseurs-mondiaux Moins fiable que Poutine! http://www.welt.de/finanzen/article127930003/Finanzprofis-fuerchten-Ho llande-mehr-als-Putin.html

  • bali16 le vendredi 23 mai 2014 à 09:03

    Plus la France s'enfonce, mieux c'est pour l'Euro dollar

  • M4189758 le vendredi 23 mai 2014 à 09:01

    JPi - C'est ça l'austérité européenne: 30 ans de tricherie et de gabegie nationale et 5 ans d'austérité européenne et c'est reparti. Sauf pour la France. On en est à 35 ans de tricherie.

  • marshaka le vendredi 23 mai 2014 à 09:00

    La Turquie s'oppose à l'otan sur de nombreux dossier donc dégrader par les agences américainesL'EU est le vassal des USA donc on upgrade les dettes.CQFD

  • c.voyant le vendredi 23 mai 2014 à 08:58

    Ils ne peuvent pas s'empêcher de pousser les pays à s'endetter à nouveau, normal la dette des états est leurs gagnes pains, c'est même le plus justeux business jamais inventé par l'homme pour s'enrichir, rien qu'en France le service de la dette leur rapport 50 milliards chaque année!

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