"S'il y a un nobélisable en France, c'est Jean Tirole"

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Jean Tirole reçoit en 2007 la médaille d'or du CNRS.
Jean Tirole reçoit en 2007 la médaille d'or du CNRS.

"S'il y a un nobélisable en France, c'est Jean Tirole", assure, catégorique, le directeur d'une grande école de gestion. Depuis quelques années déjà, le nom de ce chercheur en économie industrielle de l'université de Toulouse-I circule régulièrement chez les experts du comité Nobel. "Il pourrait être associé à Roger Meyerson, professeur à l'université de Chicago, qui comme lui a beaucoup contribué à la théorie de la régulation des monopoles publics", reconnaît Jacques Crémer, 57 ans, son collègue au sein de l'Institut d'économie industrielle (Idei), l'association qui finance une partie de la recherche du pôle d'économie de l'université Toulouse-I.

Un prix Nobel à Toulouse ? Ce serait une belle revanche pour ceux qui, il y a vingt ans, ont fait le pari risqué de la Ville rose pour y développer la recherche en économie des organisations. Aujourd'hui, le pôle scientifique en économie de Toulouse est classé numéro un mondial en économie de l'information et numéro deux mondial toutes catégories pour la productivité de ses chercheurs, derrière la London School of Economics. Il accueille une quarantaine d'enseignants-chercheurs de haut niveau comme Christian Gollier, le pape de l'assurance, ou Paul Seabright, venu de Cambridge (G.-B.) pour travailler sur le problème de la régulation antitrust et du développement. Autour des pontes, une centaine de jeunes chercheurs et autant de doctorants, dont plus des deux tiers viennent de...

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