Rythmes scolaires : une réforme à un milliard d'euros

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Dans un contexte de baisse de dotation de l'État, les maires craignent de ne pouvoir financer les activités périscolaires prévues par la réforme et de devoir faire payer les parents.
Dans un contexte de baisse de dotation de l'État, les maires craignent de ne pouvoir financer les activités périscolaires prévues par la réforme et de devoir faire payer les parents.

L'Association des maires de France (AMF) ne désarme pas sur le coût de la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires. Elle a demandé jeudi une réévaluation du montant des sommes allouées par l'État pour financer la réforme "au coût réel" de sa mise en oeuvre. Car, en la matière, l'État aurait vraiment vu juste : selon l'AMF - qui regroupe plus de 90 % des maires -, elle coûte au moins deux fois plus cher !

En novembre 2014, face à des élus inquiets, Manuel Valls avait annoncé que l'aide accordée aux communes pour appliquer la réforme serait "pérennisée au-delà de l'année 2015-2016". Quatre cents millions d'euros étaient prévus à cette fin pour la rentrée 2015, mais le compte n'y est toujours pas, selon les édiles. "Ce montant n'est "pas à la hauteur des dépenses engagées par les communes et leurs groupements, estimé dans plusieurs études et rapports à plus de 1 milliard d'euros", écrit-elle.

Faire payer les parents

"L'organisation de nouvelles activités périscolaires s'est traduite par de nouvelles charges importantes pour les communes et les intercommunalités, notamment des frais supplémentaires de fonctionnement et de personnel", écrit l'AMF dans un communiqué, à quelques jours de la rentrée scolaire. L'association prend acte de "la transformation du fonds d'amorçage en un fonds de soutien pérenne", mais réclame une nette rallonge et "renouvelle sa demande d'une compensation intégrale par...

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  • bordo le jeudi 27 aout 2015 à 18:51

    Cela ne coûte rien, c'est l'état qui paie. Ce n'est quand même pas très compliqué.

  • M5721895 le jeudi 27 aout 2015 à 13:17

    Une usine à gaz, est toujours chère.