Rythmes scolaires : les enseignants parisiens grincent toujours

le
0
Des élèves arrivent devant leur salle de classe, le 27 août 2007 à l'école privée La Providence à Caen (photo d'illustration). 
Des élèves arrivent devant leur salle de classe, le 27 août 2007 à l'école privée La Providence à Caen (photo d'illustration). 

Trois ans après l'adoption des nouveaux « rythmes scolaires », les enseignants des écoles primaires parisiennes ne s'y sont toujours pas faits. C'est du moins ce qu'affirme le Snuipp-FSU citant un sondage réalisé cet hiver et révélé par le Figaro ce matin. 98 % des 800 professeurs interrogés dans près de 243 écoles estiment que les objectifs de la réforme ne sont pas atteints, affirme le syndicat d'enseignants.

À Paris, le nouvel emploi du temps a conduit enseignants et enfants à travailler le mercredi matin en primaire comme en maternelle. Cette réforme a été accompagnée par une réduction de la durée des journées et par la mise en place d'activités périscolaires organisées par des animateurs extérieurs à l'école, le mardi et le jeudi après-midi, à partir de 15 heures.

Enfants et enseignants fatigués

« Loin d'améliorer les conditions d'apprentissage des élèves, cette réforme a (...) dégradé les conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants », insiste le syndicat. Pour 97 % des enseignants sondés, les élèves seraient « plus fatigués » qu'avant. Et, par voie de conséquence, « moins disponibles pour les apprentissages ». Leur comportement se serait aussi dégradé.

Le but de cette réforme qui visait à améliorer le rythme de vie des enfants n'aurait donc pas été atteint. « La majorité des élèves vivent un temps de collectivité de 40...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant