Rythmes scolaires : le décret qui fâche tout le monde

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Benoît Hamon se défend d'enterrer l'héritage de Vincent Peillon.
Benoît Hamon se défend d'enterrer l'héritage de Vincent Peillon.

Le rejet a été massif : le Conseil supérieur de l'éducation a rejeté le décret Hamon qui assouplissait la réforme des rythmes scolaires de Vincent Peillon par 31 voix contre, 27 abstentions, et 3 voix pour. Un rejet qui ne changera rien : le rôle du CSE est purement consultatif et le décret devrait paraître dès la fin de la semaine. Le texte veut faciliter la mise en oeuvre de la réforme dans les communes en difficulté. Mais dès son annonce par le Premier ministre, certains ont jugé que cet assouplissement était un enterrement de première classe. Le vote de lundi montre que la méfiance est tenace et que, décidément, cette réforme peut devenir le sparadrap du capitaine Haddock du nouveau ministre, comme il fut celui du précédent. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, supprimée en 2008, était pourtant une promesse de campagne de François Hollande et faisait en principe consensus, comme en attestaient une succession de rapports, consultations, avis d'experts. L'objectif : mieux étaler le temps de classe hebdomadaire, avec des journées raccourcies et le rétablissement d'une cinquième matinée de classe pour profiter des pics d'attention des écoliers. Mais sa mise en oeuvre s'est heurtée à des critiques d'enseignants, parents, maires UMP faisant état de la fatigue des enfants, de la "confusion" entre temps scolaire et périscolaire, des tensions dans le partage des locaux, et des difficultés de financement ou de recrutement...

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  • fdi1 le lundi 5 mai 2014 à 17:25

    A quand un premier bilan objectif de cette réforme pour les villes qui l'ont mis en place depuis 1 an.