Rythmes scolaires : le coup du pont permanent

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Photo d'illustration
Photo d'illustration

Ce lundi, la mission du Sénat sur les rythmes scolaires sera en Haute-Savoie. Créée en novembre 2013, elle se donne encore quelques mois pour juger la réforme des rythmes scolaires mise en place par l'ancien ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon.

Sur le terrain, le verdict est déjà tombé : tout le monde est mécontent, à commencer par les maires, qui doivent financer des activités périscolaires destinées à boucher les trous en fin d'après-midi. Les enseignants, dans leur majorité, n'ont pas avalé qu'on leur "reprenne" la demi-journée du mercredi tandis que beaucoup de parents ne sont guère plus ravis.

Ce serpent de mer des rythmes scolaires illustre jusqu'à la caricature un mal bien français : un ministre (Luc Chatel) crée une commission pour réfléchir, son successeur (Vincent Peillon) met en place un système qui ne marche pas, et le suivant essaie d'arrondir les angles sans avoir l'air de tout détricoter. Et rien n'avance.

Coulisses

La semaine dernière, par exemple, le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) a rejeté le décret d'assouplissement présenté par le nouveau ministre Benoît Hamon. Les syndicats ont voté contre ou se sont abstenus. Mais il s'agit d'une simple posture ! "L'avis du CSE est consultatif, donc, certains syndicats ont voté contre tout en rassurant le ministre en coulisse sur leurs intentions, décrypte un haut fonctionnaire de la Rue de Grenelle. Benoît Hamon, depuis qu'il est arrivé, a passé...

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