Rythmes scolaires : l'heure des comptes

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Rythmes scolaires : l'heure des comptes
Rythmes scolaires : l'heure des comptes

Il y a des mots qui font l'effet de chiffons rouges. L'expression « rythmes scolaires » en est un pour l'Education nationale. Dans les rectorats, vite, les herses se dressent quand il s'agit de questionner la première réforme éducative lancée dans le quinquennat de François Hollande. L'actuelle locataire de la Rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem, déjà aux prises avec une fronde persistante contre sa réforme du collège, n'a guère intérêt à ce que se rouvre un front sur ce sujet épineux.

Mais il sera difficile de couper à l'inventaire. Les grandes métropoles, par la voix de leur association France urbaine, viennent de lancer un appel à la ministre pour qu'un bilan soit tiré des effets pédagogiques des nouveaux rythmes. D'autres communes, comme Arras, ont engagé des spécialistes pour faire évaluer leur politique locale... et ne se priveront pas pour réclamer bientôt de l'Etat la même introspection.

Triste panorama

A gauche aussi, certains froncent les sourcils. Dans un rapport parlementaire sur le sujet publié mi-janvier et présenté par le député PS Yves Durand, la « refondation de l'école » engagée en 2012 pour relever le niveau des élèves les plus faibles se serait tout bonnement perdue dans le désert, victime d'un « affadissement » de ses objectifs et de la « parcellisation » de son application. En clair, le grand idéal républicain aurait accouché d'une souris administrative, entravé par une réforme des rythmes mal acceptée par les enseignants. « La réforme n'a pas fondamentalement changé l'organisation du temps scolaire, cela a été une réforme des activités périscolaires des communes davantage qu'une refondation de l'école elle-même », tacle, amère, la chrono-biologiste Claire Leconte.

POUR ALLER PLUS LOIN

>> L'EXEMPLE. Comment Arras évalue l'effet sur les enfants.

>> L'INITIATIVE. Pierrefitte va faire payer les parents.

>> L'AVIS DE L'OPPOSITION. «Est-ce que cela se ...

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