Rythmes scolaires : Copé veut boycotter la réforme, Peillon dénonce une faute politique

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Rythmes scolaires : Copé veut boycotter la réforme, Peillon dénonce une faute politique
Rythmes scolaires : Copé veut boycotter la réforme, Peillon dénonce une faute politique

L'UMP enfourche un nouveau cheval de bataille contre le gouvernement sur fond de campagne pour les municipales de 2014. Ce jeudi matin, son président, Jean-François Copé, a «officiellement» demandé au ministre de l'Education, Vincent Peillon, «un report de la réforme des rythmes scolaires», qui a suscité de nombreux mouvements de contestations dans les écoles tenues de répartir différemment les heures de classe sur la semaine afin d'alléger la journée des enfants. Mercredi, lors du bureau politique du parti, il a appelé à une «grève de la réforme», «inapplicable», selon lui, faute de moyens. Plus tard dans la journée, l'initiateur de la réforme a lui tenté de désamorcer cet argument financier et a accusé le patron de l'UMP de «politiser» le débat.

L'une des conséquences de l'aménagement des rythmes est, par exemple, le coût croissant du transport scolaire, plus dense du fait de la multiplication des heures de sortie de classe. Cette réforme est donc «intenable sur le plan financier, sauf à augmenter les impôts», accuse ce jeudi Jean-François Copé sur BFM-TV. Et «en tant que maire de Meaux (Seine-et-Marne), je ne peux pas me permettre d'augmenter les impôts locaux en plus des impôts nationaux pour financer cette réforme», insiste-t-il. Avant de rappeler que «l'Etat verse 50 euros sur les 150 que coûte cette réforme par adulte et enfant, les communes doivent donc trouver 100 euros supplémentaires». De quoi parler à tous les électeurs de France: «On est devenus fous avec les impôts, le gouvernement ne se rend plus compte de l'étranglement des Français!»

Copé fait «une grande faute politique» selon Peillon

Selon le patron de l'UMP, la réforme est tout simplement «une atteinte majeure à un principe constitutionnel: on donne des obligations nouvelles aux communes mais on ne donne pas l'argent qui va avec». Elle a été décidée «par décret, ce n'est pas une loi, autrement elle aurait été ...

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  • 2445joye le jeudi 26 sept 2013 à 23:42

    C'est un magnifique fiasco. Cette réforme enquiquine tout le monde, les parents, les enseignants, les élus, et coûte cher. Peillon mérite d'être nominé pour le bonnet d'âne 2013 de ce gouvernement, même si la concurrence est vive.

  • janaliz le jeudi 26 sept 2013 à 23:23

    Je pingouine, tu pingouines, il pingouine... n'est-ce-pas fredo...

  • janaliz le jeudi 26 sept 2013 à 18:18

    ... Et je ne parle pas des surcoûts pour les parents, les collectivités territoriales et les associations de toutes sortes. Et des coûts induits par les licenciements des personnes qui assuraient les activités aux enfants. Notamment les étudiants qui participaient aux activités des mercredis...

  • janaliz le jeudi 26 sept 2013 à 18:15

    D'accord avec Copé sur ce point. Cette réforme est mal ficelée. Les jeunes enfants sont fatigués. Pas plus tard que ce matin une maman me disait que son enfant dormait presque 2h en rentrant de l'école. Les enfants n'ont plus la possibilité de pratiquer des activités, sportives entre autres, le mercredi matin. Les centres aérés sont complètement désorganisés. Certains parents ont de graves problèmes de garde. Mais çà le Peillon il n'en a cure. Son sectarisme, seul, prime !...