Rythmes scolaires : ce maire appelle à la désobéissance

le
7
Rythmes scolaires : ce maire appelle à la désobéissance
Rythmes scolaires : ce maire appelle à la désobéissance

Ni cette année, ni en 2014. Pour ces maires là, la semaine de 4 jours et demi ne passera pas par leurs écoles. Figure médiatique de ces «désobéissants» qui font un bras d'honneur au gouvernement, Christian Schoettl, le maire (Nouveau Centre) de Janvry (630 habitants), dans l'Essonne, reste droit dans ses bottes. «Si le Parlement vote une loi, je l'applique car je suis républicain. Mais si un ministre, en manque de reconnaissance, publie un décret à la va-vite, c'est hors de tout contrôle démocratique, c'est donc une autre affaire», explique-t-il.

Et la rébellion ne se limite pas à un coup de gueule passager. C'est tout un conseil municipal qui a voté lundi soir à l'unanimité une délibération intitulée « Rythmes scolaires : c'est non ». Le raisonnement est simple, empirique : « Dans les communes militantes et obéissantes à leur ministre qui ont tenté l'expérience des nouveaux rythmes scolaires, on assiste à un échec qui va au-delà des inquiétudes que nous formulions à froid», estime Christian Schoettl.

Trop chère, trop compliquée à organiser, la réforme est faite, selon lui, au «mépris des intérêts de l'enfant», et creuse la «fracture entre communes riches et pauvres». L'effronté ose une ultime provocation : «De toute façon, ils ne vont pas nous envoyer les CRS dans les écoles ! ». Et il n'est pas seul. Quatre villages de l'Essonne ont fait savoir à l'Etat qu'ils ne «pourront pas appliquer ces nouveaux rythmes scolaires ».

«C'est de l'insurrection»

Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale

« On ne leur demande pas leur avis », rétorque Ghislain Châtel, sous-préfet d'Etampes (Essonne). Le ministre de l'Education nationale lui même s'est insurgé contre cette mutinerie. «C'est de l'insurrection. Lorsqu'il y a des règles pour tous, qui sont les règles de la République, un décret, dire je ne respecterai pas la loi, ça n'est pas un bon exemple, y compris pour les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 le vendredi 11 oct 2013 à 09:32

    eux , sont au charbon et non les pseudo intellos chercheurs et politicards de haut vol) est opposée à cette réforme; car ils pressentaient et constatent maintenant qu'elle est source de fatigue et d'inégalités. Et pour respecter qq chose ou LOI, encore faut-il que ce soit RESPECTABLE...Tout comme pour l'infamie du mariage homo !...

  • blackmax le vendredi 11 oct 2013 à 03:31

    Il aurait vite fait de devenir autoritaire ce petit peillon. Je suis le chef donc on exécute !inspecteur général de quoi du KGB ?

  • M1789360 le jeudi 10 oct 2013 à 23:36

    au royaume des idiots , il serait premier de la classe ,ce monsieur peillon, un nom de gauche prédestiné

  • M1789360 le jeudi 10 oct 2013 à 23:30

    au royaume des idiots ,il serait premier de la classe

  • LeRaleur le jeudi 10 oct 2013 à 23:18

    Plus il y en aura, moins ils pourront les obliger. Après tout, la CGT fait de même et personne ne va contre.

  • janaliz le jeudi 10 oct 2013 à 22:06

    Un ministre n'a pas de légitimité issue d'une élection. Il est là par le fait du prince. Et lorsque le dit prince doit son pouvoir par une élection de refus et non d'adhésion, voilà où on en arrive. Surtout que cette réforme appliquée par décret est mal ficelée, mal financée pour ne pas dire pas du tout. Il na qu'à légitimer son refus par un référendum local...

  • h.castel le jeudi 10 oct 2013 à 21:25

    Insurrection generale !