Ryanair se prend les pieds dans son projet de vols vers les États-Unis à 14 euros

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La compagnie irlandaise avait annoncé la semaine dernière un projet de relier une douzaine de villes européennes à une douzaine de villes américaines à des tarifs défiant toute concurrence... avant de se rétracter quelques jours plus tard.

«On a foiré». C'est ainsi que Michael O'Leary, le PDG de Ryanair, a justifié ce weekend dans les colonnes du New York Times ,la confusion qui a régné pendant plusieurs jours autour du vrai-faux projet de la compagnie irlandaise de proposer des vols transatlantiques à partir de 10 livres (14 euros). «C'était une erreur de communication.»

Lundi dernier, la compagnie low-cost avait relancé son vieux rêve américain en dévoilant un projet de relier une douzaine de villes européennes à une douzaine de villes américaines dans les années à venir, avec des billets à partir de 10 livres (14 euros). «Le conseil d'administration de Ryanair (...) a approuvé des projets de développement pour la croissance future, dont un projet transatlantique», avait expliqué l'entreprise dans un communiqué relayé par les agences de presse. Elle avait souligné la «logique» pour la compagnie, née il y a 30 ans et centrée sur l'Europe, d'offrir des «coûts de transport moins élevés» entre l'Europe et les États-Unis.

Mais jeudi soir, l'entreprise a surpris en faisant à première vue machine arrière. «Au vu de récents articles dans la presse, le conseil d'administration de Ryanair Holdings veut clarifier qu'il n'a pas envisagé ni approuvé de projet transatlantique et n'a pas l'intention de le faire», a-t-elle réagi dans un communiqué envoyé à la Bourse de Londres... trois jours, donc, après l'annonce initiale.

L'effet Saint Patrick

Pour expliquer cet étonnant délai de réaction, Michael O'Leary apporte une justification pour le moins cocasse: mardi dernier, le 17 mars, était un jour férié en Irlande - la fameuse Saint Patrick - et les bureaux de Ryanair étaient donc fermés ce jour-là. «Le conseil d'administration devait se rencontrer mercredi ou jeudi, et nous considérions qu'il était plus approprié d'attendre cette occasion pour étudier la réponse à donner à l'erreur qui avait été faite», a-t-il précisé au New York Times.

Ce rétropédalage n'exclut pourtant pas la possibilité de voir un jour Ryanair proposer des destinations américaines. D'après une source proche du dossier, citée par l'AFP, «le groupe est toujours très désireux de lancer ce projet. Le plan d'activité est prêt, tout ce qui manque maintenant, ce sont les avions». Ryanair, qui utilise exclusivement des avions moyen-courrier de la famille Boeing 737, doit en effet se procurer des avions long-courrier capables de traverser l'Océan Atlantique, ce qui risque de prendre du temps au regard des délais de livraison habituels dans l'industrie aéronautique.

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  • vlatour1 le lundi 23 mar 2015 à 16:49

    Bien joué, pendant quelques jours publicité (mensongère certes) à moindre frais...allé une Guinness pour fêter ça