Ryad s'interroge après l'adoption aux USA de la loi 11-septembre

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    RYAD/DUBAI, 29 septembre (Reuters) - L'adoption aux 
Etats-Unis d'une loi permettant aux familles des victimes des 
attentats du 11-Septembre d'engager des poursuites judiciaires 
contre l'Arabie saoudite a provoqué la stupeur à Ryad où l'on 
s'interroge sur les retombées diplomatiques et économiques de 
cette législation. 
    Le Sénat et la Chambre des représentants ont rejeté mercredi 
à une écrasante majorité le véto opposé par Barack Obama contre 
cette législation, dite loi JASTA, en dépit des appels du 
président qui a déploré "un dangereux précédent".   
    Le royaume wahhabite est depuis longtemps soupçonné d'avoir 
apporté un soutien aux pirates de l'air ayant perpétré les 
attentats contre les tours jumelles du World Trade Center et le 
Pentagone, faisant près de 3.000 morts. Ryad rejette ces 
suspicions. Quinze des 19 pirates de l'air étaient saoudiens. 
    Si le gouvernement saoudien est pour l'heure resté 
silencieux, des voix s'élèvent à Ryad pour réclamer une 
réaction. 
    "Que se passerait-il si l'Arabie saoudite gelait sa 
coopération avec les Etats-Unis en matière d'anti-terrorisme en 
réponse à (la loi) JASTA", demande sur Twitter Salmane al 
Dosary, rédacteur en chef du quotidien panarabe saoudien Al 
Sharq al Awsat. 
    Si la loi JASTA ne risque guère d'avoir à court terme des 
répercussions majeures sur les relations américano-saoudiennes, 
elle s'inscrit dans un contexte plus larges de tensions entre 
l'Arabie saoudite et les Etats-Unis. 
    La méfiance des Saoudiens à l'égard des américains est 
croissante, l'Arabie saoudite redoutant notamment que les 
Etats-Unis se rapprochent de plus en plus de l'Iran, son grand 
adversaire régional. Ryad regrette en outre les positions 
adoptées à Washington sur le conflit syrien et sur les autres 
crises que traverse le monde arabe. 
    "Cette loi est le reflet d'une campagne anti-saoudienne. Il 
est temps de s'éloigner quelque peu de l'Amérique", estime 
Abdoulkhalek Abdullah, analyste politique aux Emirats arabes 
unis. 
    Certains observateurs politiques redoutent que Ryad riposte 
en réduisant ses échanges commerciaux avec les Etats-Unis ou 
limite sa coopération en matière de sécurité. 
    Theodore Karasik, du cabinet d'étude Gulf State Analytics, 
estime ainsi sur le site internet d'Al Arabiya que la loi JASTA 
risque de déclencher une "tempête judiciaire susceptible de 
saper les relations politique à un moment où des liens forts 
sont nécessaires pour combattre le terrorisme". 
    La loi JASTA pourrait en outre venir perturber les réformes 
économiques destinées à relancer le secteur privé et 
l'investissement alors que le royaume cherche à réduire sa 
dépendance à l'égard du pétrole. 
 
 (Katie Paul et Hadeel al Sayegh, Nicolas Delame pour le service 
français) 
 
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  • delapor4 il y a 9 mois

    On appelle ça une loi-boomerang. Tous aux abris !

  • M3039634 il y a 9 mois

    L'AS aurait tort de s'inquiéter : il s'agit simplement d'une tentative d'extorsion de fonds. La facture pourrait s'élever à des centaines de millions de $ !