Ryad perçoit au Yémen des signes de trêve possible

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 (Ajoute déclarations et précisions, paragraphes 4 à 6) 
    LONDRES, 17 octobre (Reuters) - L'Arabie saoudite perçoit 
des signes de trêve possible au Yémen et a invité lundi les 
rebelles houthis à accepter un cessez-le-feu. 
    L'appel a été lancé à Londres par le ministre saoudien des 
Affaires étrangères, Adel al Djoubeir, qui a dit espérer que les 
Houthis, qui jouissent de l'appui de l'Iran, "reviennent à la 
réalité" et conviennent que le Yémen est un pays libre.  
    Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé dimanche un 
appel à un cessez-le-feu immédiat et sans condition au Yémen, où 
la guerre entre rebelles houthis et forces loyalistes soutenues 
par l'Arabie saoudite a fait des milliers de morts.   
  
    Le chef de la diplomatie saoudienne a abondé dans le même 
sens. "Nous aimerions voir un cessez-le-feu. Tout le monde veut 
un cessez-le-feu au Yémen, et personne plus que le royaume 
d'Arabie saoudite", a-t-il déclaré. 
    "Nous sommes prêts, le gouvernement yéménite est prêt à  
accepter une cessation des hostilités si les Houthis en sont 
d'accord", a ajouté le ministre. 
    Adel al Djoubeir a jugé que les Houthis étaient désormais 
sur la défensive et avaient de moins en moins de crédit auprès 
de la population. "Ils perdent des territoires, les gens se 
mobilisent contre eux et ils ne sont même plus en mesure de 
payer leurs factures", a-t-il dit.    
    La coalition arabe sous commandement saoudien qui intervient 
militairement dans le pays depuis mars 2015 est par ailleurs 
sous le feu de vives critiques de la communauté internationale 
depuis un raid il y a neuf jours qui a fait jusqu'à 140 morts, 
selon l'Onu, lors d'une veillée funèbre à Sanaa, la capitale. 
    Adel al Djoubeir a assuré que le royaume était soucieux du 
respect des règles d'engagement internationales lors de ce 
conflit. Les personnes reconnues coupables de cette attaque 
seront punies, a-t-il dit, et les familles des victimes 
dédommagées. 
    Des enquêteurs nommés par Ryad à la suite du drame ont 
estimé que le raid avait été entrepris sur la base 
d'informations erronées et que ceux qui l'avaient ordonné 
n'avaient pas l'aval de leur commandement.    
 
 (William James, Gilles Trequesser pour le service français) 
 
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