Rwanda-Le référendum allongeant la présidence adopté

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 (Actualisé avec nouveaux résultats partiels) 
    KIGALI, 19 décembre (Reuters) - Les électeurs rwandais ont 
massivement voté vendredi par référendum la réforme 
constitutionnelle autorisant le président Paul Kagame à rester 
plus longtemps au pouvoir, potentiellement jusqu'en 2034, selon 
les résultats partiels publiés samedi par la Commission 
électorale. 
    Le président Kagame, qui est âgé de 58 ans, pourra se 
présenter pour un troisième mandat en 2017, à la fin de son 
deuxième mandat de sept ans. 
    "La commission électorale déclare en public que 98,3% des 
Rwandais votant ont accepté la constitution telle qu'amendée en 
2015", a déclaré le président de la commission électorale Kalisa 
Mbanda lors d'une conférence de presse. 
    Les résultats définitifs sont attendus lundi. 
    Le texte permettrait en théorie au président de demeurer à 
la tête de l'Etat jusqu'en 2034. Il autoriserait le président 
sortant à briguer un nouveau mandat de sept ans en 2017 puis 
deux mandats de cinq ans par la suite.    
    L'ancien chef de la rébellion tutsie contrôle le Rwanda 
depuis que ses troupes du FPR (Front patriotique rwandais) ont 
marché sur Kigali pour mettre fin au génocide du printemps 1994. 
Il a été élu président en 2003 puis réélu triomphalement en 
2010. 
    Les Etats-Unis ont salué à maintes reprises l'action menée 
par Paul Kagame pour rebâtir le pays depuis le génocide mais ils 
ont jugé récemment que le chef de l'Etat devait céder la place 
en 2017 à une nouvelle génération de dirigeants. 
    Le projet de réforme n'a toutefois pas suscité de 
protestations au Rwanda, contrairement à d'autres pays africains 
comme le Burundi ou la République du Congo où les présidents ont 
modifié la Constitution pour prolonger leurs mandats. 
    Paul Kagame, qui est issu de la minorité tutsie, décimée 
pendant le génocide par la majorité hutue, exhorte les Rwandais 
à s'identifier à une nation plutôt qu'à leur appartenance 
ethnique.  
    En dépit de ses succès sur les fronts économiques ou 
sociaux, son gouvernement est accusé de réprimer l'opposition 
politique et les médias, ce qu'il nie.  
    Le petit Parti démocratique vert du Rwanda (DGPR), la seule 
véritable formation d'opposition, a déposé un recours contre 
l'organisation du référendum qui a été rejeté. 
    Le gouvernement fait valoir quant à lui que cette réforme 
constitutionnelle a été demandée par le peuple, une pétition 
réunissant 3,7 millions de signatures, sur une population totale 
de 11 millions d'habitants, ayant été adressée au parlement. 
 
 (Clement Uwiringiyimana; Jean-Stéphane Brosse, Nicolas Delame 
et Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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