Russie : le ministre de l'Economie arrêté et accusé de corruption

le , mis à jour à 18:51
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Russie : le ministre de l'Economie arrêté et accusé de corruption
Russie : le ministre de l'Economie arrêté et accusé de corruption

La chute est aussi soudaine que spectaculaire pour Alexeï Oulioukaïev. Le ministre de l'Economie russe a été arrêté lundi soir peu avant minuit par les services secrets. Il a été inculpé quelques heures plus tard pour «extorsion de pots-de-vin» avant d'être été assigné à résidence puis démis de ses fonctions. Si les Russes sont familiers des arrestations médiatisées de hauts fonctionnaires, élus ou cadres policiers pour corruption, il s'agit du plus haut responsable russe placé en arrestation pour de telles accusations depuis l'arrivée au pouvoir en 2000 de Vladimir Poutine.

 

Selon le Comité d'enquête russe, Alexeï Oulioukaïev, en poste depuis 2013, a «exigé de la direction de Rosneft», le géant pétrolier semi-public russe, un pot-de-vin de deux millions de dollars (environ 1,85 million d'euros). En échange, il aurait donné son feu vert pour l'acquisition par Rosneft du pétrolier Bachneft, appartenant à l'Etat. 

 

Oulioukaïev risque jusqu'à 15 ans de prison

Le ministre a «menacé d'user des pouvoirs liés à sa fonction pour faire obstacle aux activités de la compagnie» si cette dernière ne lui versait pas le pots-de-vin. «Oulioukaïev a été pris la main dans le sac en train de recevoir un pot-de-vin», a déclaré à l'agence de presse RIA Novosti Svetlana Petrenko, porte-parole du Comité d'enquête. Le ministre risque de 8 à 15 ans de prison.

 

Acteur clé du gouvernement en période de récession économique, Alexeï Oulioukaïev s'était publiquement opposé dans un premier temps à la vente de la moitié du capital de Bachneft à Rosneft. Il s'agissait de la plus grosse cession d'actifs réalisée cette année par l'Etat russe pour renflouer son budget plombé par l'effondrement des cours du pétrole.

 

Au sein du gouvernement, le ministre de l'Economie n'était pas le seul à voir d'un mauvais oeil cette opération. Mais après une volte-face du Kremlin, il avait dû ensuite s'y plier ...

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