Russie : la peine de l'opposant Navalny réduite à 5 ans de sursis

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Russie : la peine de l'opposant Navalny réduite à 5 ans de sursis
Russie : la peine de l'opposant Navalny réduite à 5 ans de sursis

L'avocat russe Alexeï Navalny, l'un des plus fervents détracteurs du président Vladimir Poutine, vient de remporter une petite victoire ce mercredi. Condamné à cinq ans de détention ferme en juillet dernier par le tribunal de Kirov (900 km à l'est de Moscou) pour une sombre affaire de détournement de fonds publics, il a vu sa peine réduite à cinq ans de sursis lors de son procès en appel.

Le jeune opposant de 37 ans, qui fut une figure de proue de la contestation contre Poutine et son parti Russie Unie en décembre 2011 - au cours de laquelle il passa d'ailleurs quinze jours en prison - est bien décidé à aller en cassation pour obtenir l'annulation pure et simple de sa condamnation. «Nous estimons que le verdict n'est pas fondé sur la loi. (...) Nous allons bien entendu formuler un recours», a-t-il déclaré à la presse à l'issue de l'audience. Son co-accusé, l'hommes d'affaires Piotr Ofitserov, voit lui aussi sa peine de 4 ans d'enfermement réduite à du sursis.

Il refuse d'être écarté de la bataille politique

Selon Navalny, l'accusation qui pèse sur lui, à savoir le détournement de 400 000 euros (16 millions de roubles) au détriment d'une exploitation forestière de Kirov (Kirovles) lorsqu'il était consultant du gouverneur régional en 2009, est une invention du Kremlin visant à le déstabiliser. «Les autorités essaient de toutes leurs forces de m'écarter de la bataille politique. (...) Ils ne réussiront pas, nous continuerons», s'est indigné celui qui a brigué la mairie de Moscou lors des élections municipales début septembre. Il avait maintenu sa candidature fin juillet après avoir été mis en liberté surveillé dans l'attente de son procès en appel, mais n'avait pas fait le poids le jour du scrutin face au maire sortant Sergueï Sobianine, un proche de Vladimir Poutine nommé par décret en 2010. Arrivé deuxième, avec 27,7% contre 51,33%, il avait alors dénoncé des «falsifications ...

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