Russie-Europe : la guerre froide est déclarée

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La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité, est en première ligne dans le coup de froid entre Russes et Européens.
La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité, est en première ligne dans le coup de froid entre Russes et Européens.

Il flotte comme une atmosphère de guerre froide entre la Russie et l'Union européenne. Un bras de fer oppose en effet les Vingt-Huit à Vladimir Poutine. Les premiers veulent arrimer l'Ukraine au continent européen, ce que Moscou rejette violemment. Première victime de l'ire russe : la Lituanie, voisin et ancien vassal de l'Union soviétique. Tous les coups semblent permis, y compris des campagnes de presse contre sa présidente, Dalia Grybauskaité.Les premiers symptômes du refroidissement remontent... à l'été dernier, lorsque les voitures immatriculées en Lituanie ne sont autorisées à entrer en Russie qu'au compte-gouttes. Rapidement, ce sont les camions lituaniens qui sont soumis à un harcèlement à la douane, ce qui pousse les industriels à leur préférer des transporteurs de pays voisins. Puis, début octobre, Moscou décrète que plus un produit laitier n'entrera dans le pays en provenance de Lituanie. Alerté, le Premier ministre lituanien cherche à joindre son homologue russe au téléphone. Dmitri Medvedev ne le rappellera que trois semaines plus tard. Au palais présidentiel, dans la vieille ville de Vilnius, à un jet de pierre de la belle cathédrale orthodoxe, Dalia Grybauskaité ne cache pas sa colère : "La Russie ne nous a donné aucune explication écrite. Et je n'ai pas d'indication qu'elle s'apprête à le faire." Les exportations vers la Russie représentent 30 % de la production laitière du pays. Le blocus ferait perdre chaque jour 3...

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  • k.lys le jeudi 21 nov 2013 à 10:38

    +1 bearnhar ..

  • stochast le samedi 9 nov 2013 à 12:49

    Si les Russes donnent dans ce genre de tactiques à deux sous, il y a une contre-attaque toute trouvée autour de leur enclave de Kaliningrad...

  • bearnhar le samedi 9 nov 2013 à 11:00

    Mais ils vont tous aller à Sotchie et par là cautionner les au moins 20 milliards d'€ de détournement de fonds, ensuite ils iront tous au Quatar malgré le carnage chez les esclaves que ce pays emploie.D'ailleurs c'est curieux, nous avons aboli l'esclavage, ils nous gavent de mémoriel, mais ils cautionnent l'esclavagisme ailleurs, super rigueur intellectuelle...Honorer les poilus, tout en collaborant avec des criminels, grandiose.

  • napotjo le jeudi 7 nov 2013 à 19:59

    De crier au loup quant à la situation, pas si mauvaise que ça objectivement, des russophones en Lettonie et Estonie.

  • napotjo le jeudi 7 nov 2013 à 19:59

    La Lituanie a subi pendant 50 ans l'occupation soviétique ne l'oublions pas et les russes n'ont jamais reconnu tous les problèmes que l'URSS a crée dans les pays baltes. Au contraire ils cherchent plus à essayer, vainement

  • napotjo le jeudi 7 nov 2013 à 19:56

    Les lituaniens ont comme même un gros souci de coordination en interne : ils ne sont pas fichus par exemple de se mettre d'accord sur la construction d'un ligne de train à grande vitesse qui irait de Tallin jusqu'à Varsovie en passant par la Lituanie et financé quasiment à 100% par l'Union Européenne.

  • napotjo le jeudi 7 nov 2013 à 19:56

    Ils ont bien raisons les lituaniens de défendre leur bifsteak contre cet Etat mafieux corrompus et imprévisibles qu'est la Russie. Le souci c'est que c'est justement imprévisible comme réaction.

  • pierry5 le jeudi 7 nov 2013 à 19:52

    L'Ukraine c'est un truc comme le Kosovo, porté à bout de bras par la CEE et qui coûte un max au contribuable européen. Qu'on arrête tout ce cinéma et qu'on les laissent se dé...der.

  • d.jousse le jeudi 7 nov 2013 à 19:50

    Quand on en a ça se voit tout de suite.

  • LeRaleur le jeudi 7 nov 2013 à 19:49

    L'Ukraine, encore un, y'en a pas assez ?