Russie et Arabie saoudite discutent du marché pétrolier-presse

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    DUBAI, 15 août (Reuters) - La Russie, premier producteur 
mondial de pétrole, mène des consultations avec l'Arabie 
saoudite et d'autres pays producteurs afin d'assurer la 
stabilité du marché de l'or noir, a déclaré son ministre de 
l'Energie, Alexander Novak, à un quotidien saoudien, ajoutant 
que de nouvelles discussions sur un éventuel gel des niveaux de 
production restaient possibles en cas de besoin. 
    Dans un entretien publié lundi par le journal Asharq 
Alawsat, il estime qu'un retour définitif à la stabilité du 
marché pétrolier ne peut être envisagé que pour 2017. 
    "En ce qui concerne la coopération avec l'Arabie saoudite, 
le dialogue entre nos deux pays évolue de manière tangible, que 
ce soit dans le cadre d'une structure multilatérale ou au niveau 
bilatéral", a-t-il dit.  
    "Nous coopérons dans le cadre de consultations sur le marché 
pétrolier avec des pays de l'Opep et des producteurs extérieurs 
à l'organisation, et nous sommes déterminés à poursuivre le 
dialogue pour aboutir à la stabilité du marché." 
    "Nous sommes prêts, a-t-il ajouté, à atteindre le niveau de 
coordination le plus élevé possible (...) et à mettre en oeuvre 
des mesures communes avant de parvenir à la stabilité du marché 
pétrolier, à condition que ces mesures ne soient pas limitées 
dans le temps." 
    Les propos du ministre russe interviennent quelques jours 
après les déclarations de son homologue saoudien, Khalid al 
Falih, selon lesquelles son pays est prêt à coopérer avec des 
pays de l'Opep ou extérieurs à l'organisation afin de stabiliser 
le marché pétrolier. 
    Une réunion informelle des grands pays producteurs de 
pétrole doit avoir lieu le mois prochain en marge du Forum 
international de l'énergie (IEF), qui se tiendra du 26 au 28 
septembre à Alger. 
    Des discussions sur un possible gel de la production 
mondiale ont échoué en avril. L'Iran, membre de l'Opep, était 
opposé à un tel gel, Téhéran souhaitant au contraire augmenter 
ses pompages pour profiter de la levée des sanctions 
internationales qui limitaient ses exportations. 
    L'évocation la semaine dernière d'une possible nouvelle 
initiative censée soutenir les cours a permis au baril 
d'amplifier ses gains. Khalid al Falih a laissé entendre que 
Ryad, premier producteur de l'Opep, craignait un retour du baril 
vers 40 dollars, voire en dessous, en raison du déséquilibre 
entre l'offre et la demande au niveau mondial. 
     
 
 (Sami Aboudi; Marc Angrand pour le service français) 
 
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