Russell veut trouver sa place en France

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(NEWSManagers.com) - Renforcement des équipes, effort de communication, mise en avant de produits qui n'étaient pas ou peu distribués : Michael Sfez, directeur général associé du bureau parisien, a indiqué à Newsmanagers que Russell Investments veut occuper sur le marché français une place qui cadre davantage avec l'importance du groupe.
" Nous avons commencé 2010 à quatre personnes, nous entamerons 2012 avec un effectif de dix. Nous sommes en train de recruter un collaborateur pour le multi-actifs multistratégie, qui viendra renforcer Alain Zeitouni en tant que représentant à Paris de l'équipe mondiale. Nous comptons aussi embaucher un commercial supplémentaire" , explique-t-il.

Sur le plan de l'offre, en plus de la gestion multi-actifs et multistratégies, Russell s'attache désormais à aider les grandes institutions à améliorer leur exécution, une activité qui représente au niveau du groupe un volume d'une soixantaine de milliards de dollars. " Cela permet d'améliorer la mise en ?uvre des investissements, de trouver les meilleurs prix de transaction, de fournir la couverture de change idoine et de corriger les expositions en cas de besoin. C'est davantage du sur-mesure que de l'agrégation et c' est une source de valeur ajoutée que nous intégrons dans notre propre gestion" , précise le manager.

Actuellement, la succursale parisienne gère environ 3 milliards d'euros pour des clients français, dont 1 milliard pour des institutionnels et les 2 milliards restants dans le cadre de ses divers partenariats locaux. Cette année, le gestionnaire aura collecté en net environ 150 millions d'euros auprès des institutionnels et subi une baisse d'encours d'environ 300 millions d'euros en distribution, en grande partie à cause de l'effet de marché sur les actions.

Questionné sur l'actualité produits de sa maison, Michael Sfez précise que Russell travaille en ce moment sur les problématiques liées à Solvabilité II et finance une chaire de l'Edhec en vue de développer des indices de référence pour l'environnement Solvabilité II avec une VaR à 99,5 %. " Cela posé, toute demande concernant la gestion du risque est bonne pour Russell, parce que nous pouvons proposer des solutions pour économiser du capital prudentiel ainsi qu'une gestion dynamique des actions. Nous avons une capacité de couverture sur les indices et nous sommes capables de gérer des multi-mandats, en surveillant l'écart de suivi, la volatilité, etc, en toute transparence" , ajoute-t-il.
Concernant les stratégies mises en avant par le groupe entre autres sur le marché français, le directeur général constate que " chez Russell, il y a toujours eu une composante " income" avec des rendements supérieurs dans les portefeuilles actions. Nous avons pour habitude de retravailler la classe d'actifs avec des dividendes qui représentent entre 40 et 60 % de l'historique de performance. Nous misons à la fois sur l'appréciation du capital et sur le revenu" , souligne-t-il.

" Autrement dit, nous recherchons des dividendes en croissance dans les années à venir, en fonction aussi du business model de croissance et du " track record" du management. C'est une gestion de conviction, avec seulement 60 titres sur les quelque 1.200 valeurs du MSCI World. Elle ignore l'indice. Les seules contraintes que nous avons choisies consistent à plafonner les émergents à 20 % (actuellement 10-12 %) et les secteurs à 25 %, alors qu'il y a de bons élèves partout. Nous sommes parfaitement capables de choisir des valeurs dont le dividende est peut-être un peu plus faible que d'autres, mais qui ont de meilleures perspectives de croissance durable."

Pour mettre en ?uvre ce concept, Russell dispose en particulier du fonds Global High Dividend (plus de 150 millions de dollars) sur la plate-forme OpenWorld. Le mandat est géré par l'américain Thornburg IM (70 milliards de dollars d'encours). C'est un spécialiste de cette approche, mais il n'a pas lui-même un produit aussi focalisé actions dans son offre, qui comprend également des placements obligataires.

L'autre pilier de l'expansion est la stratégie d'infrastructures cotées, un domaine où il y a aussi des dividendes. " Notre véhicule, lancé il y a deux ans, affiche 100 millions de dollars d'encours" , conclut Michael Sfez, ajoutant : " entre les stratégies high dividend et infrastructures cotées, le recouvrement des portefeuilles est marginal, Il porte sur une valeur ; au maximum, il a atteint les trois titres !"

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