Russell met en avant l'expertise de RARE dans les infrastructures

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(NEWSManagers.com) - Avec 161 milliards de dollars d'encours, Russell Investments n'est pas uniquement un pourvoyeur d'indices, une maison de recherche et un sélectionneur de gérants, mais un gestionnaire qui est passé aux travaux pratiques avec sa plate-forme OpenWorld.
" Russell Investments affiche environ 3,3 milliards d'euros intermédiés en France. Le bureau de Paris dispose d'une équipe de huit personnes pour le développement de nos alliances de distribution et institutionnel, dont deux ont été recrutées récemment. Nous devrions être dix d'ici à la fin de cette année. Nous venons d' accueillir Nadège Picharles" , indique à Newsmanagers Michael Sfez, directeur général associé du bureau parisien de Russell.
Le manager souligne à propos de la plate-forme de " mandats monogérants de talent" que " les clients recherchent de la performance absolue et une croissance moins volatile, plus stable. Avec la plate-forme Open World, nous proposons un accès privilégié à des gérants spécialistes très performants. C'est le cas de RARE (pour : Risk Adjusted Return on Equity) spécialisé sur l' investissement en infrastructures qui, depuis septembre 2006, a généré une performance supérieure à 50 % alors que le marché a baissé de 2 %. Sur les deux dernières années, le fonds Global Listed Infrastructure a surperformé de 5.4% par an avec une performance de 23 % par an, net de frais" .

Nick Langley, investment director et senior portfolio manager de RARE Infrastructure Ltd à Sydney, explique la stratégie mise en ?uvre par sa maison dont l'encours total représente désormais 4,3 milliards de dollars : " Nous appliquons une stratégie voisine du private equity à une philosophie de type infrastructures. Nous analysons les concessions sous-jacentes avec beaucoup de soin et investissons dans des actifs qui offrent un profil de rendement/risque très attrayant. Le fonds résiste mieux que l'immobilier coté et sur les trois dernières années, nous n'avons pas perdu d'argent" .

En matière de supports de placement, Nick Langley souligne : " Nous nous focalisons sur les actifs réglementés. Nous préférons les valeurs défensives avec des revenus élevés et sans risque lié au cycle des affaires. Mais nous avons quand même réduit à 50 % contre 75 % en 2009 l'exposition à ce genre de titres pendant que nous avons triplé à 45 % notre allocation à des valeurs de croissance susceptibles de connaître une expansion trois fois plus rapide que la croissance du PIB, comme Vinci, Abertis ou Atlantia. Et puis nous conservons environ 4 % de cash. En revanche, nous nous tenons à l'écart des infrastructures sociales, qui comportent un risque faible, qui sont fortement régulées, qui ne sont pas souvent cotées et qui ne sont pas très attrayantes" .

La préférence de RARE va aux " exploitants d'infrastructures quand ils possèdent leurs actifs. Cela génère un flux de revenu stable sur longue période. Nous partons d'une analyse et de scénarios macro-économiques (top down), nous étudions les contrats pour déterminer s'ils protègent l'entreprise contre l'inflation. Ensuite, nous analysons chaque société avec une approche très " value" sur un horizon de cinq ans pour le revenu, le dividende, et le potentiel d'appréciation du capital (modèle DCF) sur 20 ans. Et, très logiquement, nous privilégions les sociétés dont l'évolution est lisible, prévisible, et dont le revenu va augmenter
" .

Interrogé sur la ventilation actuelle des investissements, Nick Langley précise : " Actuellement, le portefeuille comporte 42 lignes. Nous avons en général entre 35 et 50 titres. L'allocation aux marchés émergents est plafonnée à 25 %, mais nous en sommes actuellement à 16 % (10 % d'actions brésiliennes, 4 % de chinoises et 2 % sur une tchèque). Nous avons 15 % du fonds en Asie-Pacifique, dont 13-14 % en Australie, 22 % en Amérique du Nord, 35 % en Europe continentale et 8 % au Royaume-Uni. Nous aimons bien Abertis, Red Eléctrica de España, Enagás, Vinci?"

Le responsable de RARE conclut : " D'une manière générale, nous analysons la maturité du portefeuille des entreprises où nous souhaitons investir et nous privilégions celles dont les infrastructures se trouvent plutôt en fin de vie, parce que le cycle est prévisible" .

Quant aux volumes que représente le produit, Nick Langley indique :" Notre stratégie value représente environ 2 milliards de dollars d'encours sur un total de 4,3 milliards, et le fonds que nous gérons pour le compte d'OpenWorld pesait 95 millions de dollars au 14 juin" .

info NEWSManagers

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