Ruptures de stock dans les pharmacies

le , mis à jour à 08:45
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Ruptures de stock dans les pharmacies
Ruptures de stock dans les pharmacies

Ruptures de stock organisées ou pénurie de médicaments ? Malgré une réglementation très contraignante, les pharmaciens de France ont de plus en plus de mal à remplir leurs rayons. Apparu en 2008, ce phénomène prend une ampleur inédite. A tel point que les ruptures d'approvisionnement ont, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), été multipliées par dix en l'espace de sept ans . Et encore, cette agence n'a qu'une vue partielle de la situation.

Sur le terrain, les pharmaciens, eux, sont nettement plus alarmistes : « Tous les jours je reçois au moins un patient auquel je ne peux fournir un des médicaments qui lui a été prescrit », constate ainsi Issam Bouha, pharmacien à Clamart (Hauts-de-Seine). « Depuis mai, 300 médicaments s'affichent en rupture de stock sur les listings des fournisseurs », assure-t-il en s'appuyant sur un constat dressé par les pharmaciens de sa commune et de son groupement. Et de citer l'Inspira, l'Exforge et Rasilez (contre l'hypertension), Embrel (immunosuppresseur), et encore des vaccins tels que Infanrix et Priorix parmi les molécules qui manquent à l'appel. « Tous les fabricants sont concernés », souligne-t-il.

Une gêne réelle pour les malades

Issam Bouha vient d'adresser une alerte sanitaire à l'ANSM, et a mis en demeure à la fois son fournisseur (appelé grossiste répartiteur) et plusieurs laboratoires pour qu'ils règlent le problème. Car si nombre de ruptures de stock sont dues à des pénuries ponctuelles de matières premières, une poussée de la demande, des incidents dans la chaîne de fabrication et de distribution... la plupart relève d'un « dysfonctionnement organisé », insiste ce professionnel. La faute à une pratique aux effets pervers : le contingentement. Les laboratoires, qui veulent empêcher les grossistes de vendre leurs médicaments à l'étranger, limitent le nombre de boîtes mises à leur disposition. Ce qui entraîne des ...

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  • M3155433 le lundi 10 aout 2015 à 11:33

    le paracetamol est un tres bon antidouleurs de 1ere intention , et le meilleur rapport bénéfice/risques. Evidemment il y aura toujours des inconsequents qui depasseront largement les doses , et des effets secondaires . Tout comme il existe des personnes qui meurent en mangeant de simples aliments pour lesquels ils sont allergiques.

  • frk987 le lundi 10 aout 2015 à 10:54

    Suite : il n'y avait que le di-antalvic d'efficace comme anti douleur, mais il a été retiré du marché sous le fallacieux prétexte qu'on pouvait se suicider en avalant une boîte (sans l'emballage !!!), par contre qu'on puisse se suicider avec des centaines de médocs ne gênent personne....heureusement pour les malades.

  • frk987 le lundi 10 aout 2015 à 10:50

    Pour domin288 : l'effet placebo n'est plus à démontrer avec le paracétamol, par contre les problèmes hépatiques liés au paracétamol ont été démontré et sont très fréquents.

  • domin288 le lundi 10 aout 2015 à 10:03

    @frk987: ce que vous argumentez est totalement inepte, pour une fois vous me décevez. Je puis vous confirmer que le paracétamol est efficace.

  • saggy le lundi 10 aout 2015 à 09:29

    bravo la gauche qui a imposé des prix trop bas moins cher que les bonbons ...

  • frk987 le lundi 10 aout 2015 à 07:47

    Pas de risque de rupture de stock du paracétamol, la molécule totalement inactive. On devient le vrai tiers monde en matière de médoc, heureusement Genève n'est pas très loin...de chez moi.