Rungis plus que jamais à la fête malgré la crise

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Le premier marché mondial de gros en frais finit 2012 avec une hausse de 2 % du nombre de ses clients.

Les premiers échos des fêtes fin d'année à Rungis sont très bons. «Comme c'est toujours le cas lorsque la conjoncture économique est morose, la valeur refuge reste la table qui reprend une place prépondérante pour les réveillons de Noël et du premier de l'An, indique au Figaro David Bourganel, directeur marketing et communication du Marché International de Rungis. Nous finirons 2012 avec une fréquentation du nombre de passages de nos clients en hausse de 2 %». Au total, le premier marché mondial de gros de produits frais enregistrera donc cette année 1,3 million de passages.

Cela semblait pourtant mal parti début décembre, mois crucial pour les grossistes car certaines spécialités, comme la volaille, réalisent jusqu'à plus de deux fois leur chiffre d'affaires en seulement 31 jours. «Nous avons connu une mise en place difficile, reconnaît Gino Catena, responsable du pavillon de la volaille. Les acheteurs étaient frileux et ont fini par se lâcher juste avant Noël et cela se confirme pour le réveillon du 31».

Parmi les indétrônables des tables de la Saint Sylvestre: les huîtres, le foie gras et le saumon. Des classiques aussi de la nuit de Noël. Mais avec une petite différence cependant pour le dernier repas de l'année. Le consommateur n'hésite pas à lâcher les cordons de la bourse et choisir le haut de gamme pour se faire plaisir. «Cela a très bien marché au rayon des saumons, il ne nous reste plus que quelques produits basiques, explique Séverine de la grande épicerie de Rungis, Ledelas. Même chose pour le caviar où celui en provenance de Chine, pourtant le plus cher, est en rupture de stock».

Pour les plats de résistance, les viandes semblent préférées cette année aux poissons avec une pointe d'originalité et de sophistication. «Tout ce qui sort de l'ordinaire, comme le faisan au foie gras, le fondant de chapon aux marrons confits ou sauce foie gras, est parti. Nous n'avons plus de viandes, il ne reste que du poisson en rayon», poursuit Séverine.

Fruits en forte hausse

Enfin pour le dessert, la traditionnelle bûche laisse la place aux fruits plus légers et ensoleillés. «Les lychees, de la Réunion ou de l'Ile Maurice, tout comme les clémentines corses ou espagnoles, sans oublier l'ananas Victoria de la Réunion, sont très bien partis avec des volumes en hausse de 20 à 40 %, assure Didier Ioli, directeur général de Paris Sélect, spécialiste en fruits et légumes. En revanche, les fruits à noyaux, comme les pêches, nectarines et abricots venant par avion d'Australie, ont été délaissés à cause d'un a priori défavorable sur l'environnement».

De quoi ravir donc Guillaume Garot, le ministre délégué à l'Agroalimentaire. «Globalement, les commerçants de Rungis ont bien travaillé pour le mois décembre et c'est meilleur que prévu», s'est-il félicité, après la visite jeudi matin de François Hollande à Rungis. Mais il faudra attendre le printemps pour savoir si le chiffre d'affaires consolidé en 2012 des 1200 entreprises présentes sur le marché a dépassé celui de l'an dernier. Soit 8 milliards d'euros.

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  • faites_c le lundi 31 déc 2012 à 13:24

    Sans commentaires!Dans le dernier paragraphe, on voir bien que le journaliste a essayé d'écrire que les meilleures ventes étaient dues au passage de François Hollande mais il a résisté à la tentation!!!