Rumeurs sur une démission en janvier du président italien

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(Actualisé, communiqué du Quirinal, §§ 5, 6) ROME, 9 novembre (Reuters) - Le président italien Giorgio Napolitano, 89 ans, pourrait démissionner en janvier, cinq ans avant la fin de son mandat, selon plusieurs spécialistes de la vie politique italienne. Il avait accepté en avril 2013, en traînant les pieds, d'effectuer un second mandat pour aider le pays à sortir d'une grave crise politique. Il avait alors averti qu'il n'effectuerait pas la totalité de son mandat de sept ans. Giorgio Napolitano pourrait annoncer son départ lors de ses voeux du Nouvel An, au soir du 31 décembre, avancent plusieurs commentateurs de la presse italienne. Le palais présidentiel, dans un communiqué diffusé dimanche, "ne confirme ni ne dément" ces rumeurs mais ajoute que lorsque Giorgio Napolitano aura pris une décision, il s'en expliquera lui-même. Le Quirinal rappelle que le chef de l'Etat a toujours souligné que ce deuxième mandat n'était pour lui qu'une "prolongation" justifiée par la crise que traversait le pays en 2013. Selon le Corriere della Sera, Napolitano se serait plaint auprès de ses proches de problèmes liés au grand âge qui l'empêcheraient de remplir convenablement ses fonctions. La Repubblica cite un de ses amis, Emanuele Macaluso, selon lequel l'affaire est réglée. "On ne peut pas demander au président de nouveaux sacrifices", a dit Macaluso, ancien homme politique, syndicaliste et journaliste. Le chef de l'Etat italien a des pouvoirs étendus. Il nomme le président du Conseil, peut dissoudre le Parlement et décider des élections anticipées. Parmi les successeurs possibles de Napolitano figurent l'ancien chef du gouvernement et ex-président de la Commission européenne Romano Prodi et l'ancien président du Conseil Giuliano Amato. Tous deux ont été candidats à la magistrature suprême par le passé. Ancien membre du Parti communiste, Giorgio Napolitano a été élu pour la première fois au Parlement en 1953. Lors de sa carrière, il a été président de la Chambre des députés et aussi ministre de l'Intérieur. (Philip Pullella; Guy Kerivel pour le service français)

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  • odnaz le dimanche 9 nov 2014 à 17:58

    2014 - 1953 = 61 ans de carrière politique !! C'est beaucoup trop long, anormalement long, ça a été son seul "métier". C'est ce qui ne va pas du tout dans nos "fausses" démocraties européennes : les hommes et femmes politiques sont des professionnels avec comme conséquences deux énormes vices : 1) le carriérisme 2) l'inexpérience et donc l'incompétente abyssales qui ne conviennent pas du tout au monde moderne, économique, technique et sophistiqué. Il faut revoir complètement les institutions.