Rugby: Toulouse retrouve Trévise, 17 ans après

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par Guillaume Serries

TOULOUSE (Reuters) - Le match Trévise-Toulouse ce samedi pour la deuxième journée de la Coupe d'Europe sera une rareté, car ce n'est que la seconde fois en 17 ans que les champions de France rencontreront le club italien.

Guy Novès et Hugues Miorin se souviennent. Le manager du Stade Toulousain était déjà à la tête de l'équipe. Hugues Miorin en était un deuxième ligne aux larges épaules.

Il pleuvait dru et il faisait très froid, le 15 décembre 1995, dans le stade des Sept Deniers, lors de cette première rencontre de Coupe d'Europe à Toulouse.

"Je me souviens d'une rencontre très dure, dans des conditions très difficiles, un match très compliqué", a déclaré Guy Novès à Reuters.

"Nous avions à c?ur de réussir notre entrée dans la compétition avec un succès en poule. Et au final, on s'en est pas mal sortis", ajoute-t-il.

Au bout de la nuit, le Stade Toulousain s'était imposé par 18 points -tous inscrits par la botte de Christophe Deylau- à 9.

Hugues Miorin rappelle que le match s'était joué "dans un contexte très particulier".

"On essuyait les plâtres de cette compétition. Nous avions joué les Roumains de Constanta chez eux (victoire 54-10-NDLR), Trévise les avaient reçus en s'imposant largement (86-8)", précise-t-il.

"FRUSTRATION"

"Ce match, c'était une vraie finale de poule, avec beaucoup de tension. Le souvenir que je garde, c'est un sentiment de frustration. Nous avions tout donné devant, nous avions totalement dominé sans pouvoir concrétiser. Après coup, j'ai compris que ça, c'est le propre des équipes italiennes, qui sont plus faciles à jouer chez elles que quand elles se déplacent à l'extérieur. Elles viennent pour ne pas prendre une valise, et sont donc particulièrement motivées."

L'ancien international, qui est aujourd'hui entraîneur des Espoirs du Stade Toulousain, se souvient aussi d'un "arbitrage britannique borderline, au fil du rasoir, entre deux équipes latines".

Cette épreuve passée, le Stade Toulousain avait remporté son premier titre européen en s'imposant 21-18 à Cardiff, à l'issue d'une finale d'anthologie, après prolongations et toujours grâce à la botte de Christophe Deylau.

Dans les 17 ans qui se sont écoulés, les Rouge et Noir ont raflé trois autres Coupes d'Europe. Ils se rendent à Trévise sur la lancée d'une victoire probante 23-9 sur Leicester, le week-end dernier. Trévise a encaissé un 38-17 chez les Ospreys gallois.

Le Stade Toulousain n'en reste pas moins méfiant.

"C'est un club italien performant. Aujourd'hui, c'est une équipe de haut niveau", déclare William Servat, entraîneur des avants.

Les Toulousains n'oublient pas non plus que Trévise a su récemment ébranler quelques certitudes françaises en battant Biarritz (30-26), l'an passé, ainsi que Perpignan (9-8) en 2009.

Edité par Jean-Paul Couret

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