Rugby, Racing-Grenoble (29-24) : champion cherche constance

le , mis à jour à 08:40
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Rugby, Racing-Grenoble (29-24) : champion cherche constance
Rugby, Racing-Grenoble (29-24) : champion cherche constance

En arrivant en conférence de presse, Julien Brugnaut a croisé le regard de Fabrice Estebanez. Le pilier gauche du Racing 92 s'est approché et a donné une petite tape dans le dos au centre grenoblois. Comme pour s'excuser d'avoir remporté un match qui a failli échapper à son équipe.

 

A quelques centimètres près, l'essai du talonneur isérois Laurent Bouchet n'aurait en effet pas été refusé à la vidéo en toute fin de partie (79e) et le FCG, bien mal en point au classement, serait reparti de Colombes avec le nul ou la victoire. Impensable dix minutes plus tôt, quand le Racing venait de creuser le plus grand écart de la partie (29-17, 68e) et que le public, ravi de ce spectacle finalement plaisant, se frottait les mains en voyant le bonus offensif se rapprocher.

 

« Nous aussi sur le terrain on pensait un peu trop au bonus offensif », reconnaît le demi de mêlée Xavier Chauveau, qui évoque également une certaine suffisance. « A ce moment-là, quatre essais à deux, on avait la possibilité, avec plus de moelle, d'envie, d'aller gagner ce match à cinq points, et à la sortie, on aurait très bien pu le perdre », regrette l'entraîneur Laurent Labit. « On aurait préféré gagner avec plus d'assurance et beaucoup plus tôt, poursuit Brugnaut. On n'est pas capables de tuer le match. On enchaîne des bonnes séquences et après on se repose un peu, on pense que le match est terminé... L'inconstance, c'est un peu ce qui nous caractérise cette saison. »

 

Malgré ce sixième succès en six rencontres à domicile depuis l'été, le Racing 92 n'a pas encore retrouvé le niveau et la régularité qui lui avaient permis de décrocher le bouclier de Brennus en juin dernier. L'absence de nombreux joueurs, blessés ou en sélection (notamment Ben Arous, Tameifuna, Chat, Le Roux, Machenaud, Carter, Goosen...) n'explique pas tout.

 

« Sur le contenu, on est trop loin de ce qu'on a envie de faire, estime Labit, qui retrouvera ...

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