Rugby: pour Jack Isaac, Biarritz veut la peau de Zebre

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par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Jack Isaac, l'entraîneur des arrières de Biarritz, ne cache pas qu'après la lourde défaite face aux Harlequins en Coupe d'Europe - la cinquième consécutive toutes compétitions confondues -, un succès samedi face aux Italiens de Zebre est vital.

Après quatre victoires consécutives en Top 14 en début de saison, le BO a subi un coup d'arrêt, alignant quatre défaites dont deux à domicile, une lourde face à Toulon (36-9) et une douloureuse dans le derby basque contre Bayonne (16-15).

"Face aux Italiens, c'est vrai qu'il faut absolument gagner, c'est une opportunité de victoire qu'on ne peut absolument pas laisser passer. On va prendre cette équipe italienne avec beaucoup de sérieux et on alignera la meilleure équipe possible", a dit Jack Isaac dans un entretien à Reuters.

"C'est notre avenir en Coupe d'Europe qui est en jeu et c'est le meilleur moyen de préparer nos deux prochains matches en déplacement à Clermont et à Grenoble en Top 14 où notre objectif reste est toujours de terminer dans le Top 6."

L'ancien centre australien, qui est associé à un autre homme du terrain chargé des avants, Serge Milhas, reconnaît que la large défaite le week-end dernier à Londres face aux Harlequins (40-13) peut peser lourd au moment du décompte final pour la qualification.

"L'objectif était de marquer un point de bonus défensif sans point de bonus offensif à l'adversaire, ce qui donnait un écart de trois points au classement. Au lieu de cela, on a maintenant cinq points d'écart. Ça rend les choses plus compliquées mais rien n'est perdu. On va faire le maximum pour s'accrocher", assure-t-il.

"UN COUP DERRIÈRE LA TÊTE"

Après son bon début de saison, Biarritz est entré dans le dur, une baisse de régime inattendue et imprévisible pour Isaac.

"On est passé à côté de très peu au Racing (13-12) mais notre comportement dans le derby contre Bayonne perdu à la dernière seconde est plus difficile à expliquer. On n'a jamais réussi à mettre notre rugby en place. Cette défaite nous a mis un coup derrière la tête", reconnaît le coach basque.

"Après il y a eu Toulon et les Harlequins, soit deux des équipes les plus fortes du moment en Europe. Dans ces deux matches, à la mi-temps, on était menés mais on était encore dans le match et ensuite, on encaisse beaucoup trop de points. Je n'ai pas d'explication mais ce qui est sûr c'est qu'on a perdu notre rugby et que notre ambition est de le retrouver."

Jack Isaac ne veut pas s'abriter derrière les absences prolongées de deux des cadres de l'équipe, Dimitri Yachvili qui devrait revenir d'ici un mois et Imanol Harinordoquy qui doit patienter encore "quelques semaines".

"On peut toujours chercher des excuses. Dimitri et Imanol sont très importants dans notre effectif et sans doute qu'ils apportent beaucoup d'expérience à l'équipe mais quand on a gagné nos quatre matches en début de saison, on ne s'est pas posé la question de leur absence", souligne-t-il.

"C'est vrai que depuis quelques semaines leur expérience aurait pu nous aider. Mais si on avançait leur absence comme excuse, ça voudrait dire qu'on n'a pas confiance dans les joueurs qui ont gagné en début de saison".

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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