Rugby : pitié pour la France !

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Ce qui est consternant, ce n'est pas la défaite des rugbymen français face aux All Blacks, c'est la réaction unanime du pays après cette bérézina.
Ce qui est consternant, ce n'est pas la défaite des rugbymen français face aux All Blacks, c'est la réaction unanime du pays après cette bérézina.

La raclée... Le naufrage... Le cauchemar... L'humiliation... La honte... La honte ? C'est le sentiment que j'ai ressenti cinq minutes après la fin du match en écoutant les commentateurs en chambre et tous ceux qui n'ont pour la plupart jamais foulé une pelouse une seule fois dans leur vie. Combien de temps encore allons-nous souffrir dans ce pays de cette incomparable aptitude à l'autoflagellation ? Combien de temps encore allons-nous nous vautrer dans cette extraordinaire haine de soi nationale qui exigerait une psychothérapie familiale appliquée à 65 millions d'individus ? Combien de temps encore allons-nous poursuivre ce chemin sans ce minimum de dignité qui consiste, comme l'écrivait Kipling, à « rencontrer triomphe après défaite et recevoir ces deux menteurs d'un même front » ?

Des Waterloo en catastrophes

Car voilà bien les deux maux principaux dont nous souffrons, plus encore que ce masochisme récurrent qui cancérise notre société. Ces métastases prolifèrent dès qu'elles évoluent dans le domaine sportif. Primo, notre chauvinisme n'épouse que les Marignan et les Austerlitz et n'en peut mais de bomber le torse dès que l'ennemi est vaincu et terrassé. Mais n'importe quel petit Waterloo se transforme en catastrophe tant nous avons la culture du désastre. Si l'on apprenait dans les clubs aux plus jeunes à applaudir à la fin du match l'adversaire battu comme il est de mise, par exemple, au tennis, nous ne ressentirions pas les...

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  • bordo le lundi 19 oct 2015 à 09:05

    La classe journalistique bavarde a sa part de responsabilité, ne lui en déplaise. Elle est prompte au dénigrement et à pousser les français à la haine de soi, sous prétexte un vulgaire jeu de ballon auquel on a perdu. Elle assimile la société à des idées simples, oui, non, blanc, noir, vous soutenez, vous condamnez, vous gagnez, vous perdez, comme au catch, alors que la réalité est beaucoup plus complexe.