Rugby: Pascal Papé croit à la victoire contre les Blacks

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PASCAL PAPÉ IMPATIENT DE SE FROTTER AUX ALL BLACKS
PASCAL PAPÉ IMPATIENT DE SE FROTTER AUX ALL BLACKS

par Cecile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Le XV de France accueillera samedi la Nouvelle-Zélande pour le premier match de la tournée de novembre, un défi a priori délicat que le deuxième ligne Pascal Papé attend pourtant avec détermination et impatience.

Le joueur du Stade français sait que la victoire est possible puisqu'il était du voyage à Dunedine, en Nouvelle-Zélande, lors du dernier succès des Bleus sur les Blacks, le 13 juin 2009 (27-22).

"J'ai la conviction que cette équipe de France peut l'emporter. De toute manière, si on n'a pas ces convictions-là, autant ne pas aller au Stade de France samedi soir et passer tout de suite aux Tonga", a déclaré celui qui fut capitaine par intérim en l'absence de Thierry Dusautoir, il y a un an.

Ce rôle de leader fait de lui l'un des piliers de ce XV de France en mal de victoires - un seul succès en huit matches disputés cette année.

"Je ne me pose pas la question de mon statut, mais je sais qu'on doit avoir un état d'esprit exceptionnel samedi soir, et peut-être que j'en parle aux joueurs", a estimé Pascal Papé, connu pour son franc-parler.

"Je crois que je parle pour tous les rugbymen si je dis qu'on s'entraîne tous très dur et depuis tout petit pour jouer ce genre de match", a ajouté celui qu'on surnomme le Président.

A 33 ans, Pascal Papé compte 46 capes, dont huit contre les actuels champions du monde. Autant dire qu'il a eu le temps de les observer de près.

"Ils ont des failles, comme tout le monde. Samedi, nous avons une mission, les trouver et les exploiter", dit-il.

"ARRÊTER D'ÊTRE LATINS"

Pour autant, le deuxième ligne ne compte pas s'attarder sur l'analyse de ses futurs adversaires.

"On ne parle que d'eux et du fait que c'est la meilleure équipe du monde. Oui, nous sommes au courant, moi je préfère parler du challenge qui attend l'équipe de France, à la limite on s'en fout des Blacks!", a-t-il lancé.

"Il faut qu'on parle de nos forces, il faut que samedi soir, on n'enchaîne pas temps de jeu sur temps de jeu pour finalement perdre des ballons et de l'énergie, il faut qu'on soit impeccable devant", a-t-il anticipé.

Le Parisien ne se limite pas à ce match car, s'il admet que le rendez-vous face à la Nouvelle-Zélande est attendu par les joueurs mais aussi les supporters, la suite de la tournée ne sera pas dépourvue d'intérêt. Loin de là.

"Si on gagne samedi, on n'aura rien fait quelque part, parce qu'on a les Tonga la semaine suivante et que je vous rappelle qu'on a déjà perdu contre eux lors de la dernière Coupe du monde", a rappelé Papé.

Lors du troisième match de poule du Mondial 2011, les Bleus s'étaient inclinés face aux Tongas, un souvenir qui reste dans les mémoires des joueurs présents.

"Il faut qu'on arrête d'être Latins et qu'on gagne en régularité, il faut qu'on arrête de frapper des grands coups mais qu'il n'y ait rien derrière", a-t-il conclu.

Edité par Simon Carraud

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