Rugby : Oyonnax, le petit qui n'a pas peur des grands

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A l'image du buteur argentin Benjamin Urdapilleta, Oyonnax a l'habitude de ne rien lâcher à domicile.
A l'image du buteur argentin Benjamin Urdapilleta, Oyonnax a l'habitude de ne rien lâcher à domicile.

Pour l'ensemble des observateurs avisés du rugby, le déplacement du RC Toulon sur les terres d'Oyonnax la semaine dernière était avant tout un choc des extrêmes entre le champion d'Europe et le dernier champion de la Pro D2. À Oyonnax, situé à mi-chemin entre Lyon et Genève, c'était surtout l'occasion d'éveiller un souvenir pas si lointain. En 2008, alors que les deux clubs étaient pensionnaires de Pro D2, les locaux s'étaient imposés 33 à 22, face au RCT qui disposait déjà d'une impressionnante armada. Au fil des ans, gagner au stade Charles-Mathon est devenu un exploit : cette année, le champion de France Castres y a laissé des plumes (19-9) ainsi que les deux finalistes de la H-Cup, Clermont (30-19) et donc Toulon le week-end dernier (25-22). À domicile, le petit club de l'Ain montre les crocs, constamment encouragé par des supporteurs fidèles. Deux fois sacré meilleur public de Pro D2 par la LNR en 2009 et 2011 (la Ligue nationale de rugby), les aficionados ont toujours soutenu leur équipe, passant même de 5 000 spectateurs en moyenne l'an passé à 12 000 (guichets fermés) pour la réception de Toulon. "Le public participe à créer une identité au club, avec un côté irréductible gaulois qui séduit", explique Emmanuel Marquez, qui suit l'équipe pour le quotidien régional Le Progrès. Une émulation liée à l'histoire de cette ville de 22 000 habitants, bastion de la résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Cet esprit n'a...

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